Rester actif malgré la quarantaine !

Non non la quarantaine n’est pas une raison pour arrêter de bouger, bien au contraire ! Les deux premières parties montreront que bouger est bénéfique autant pour votre santé physique que mentale. La dernière partie vous donnera cinq idées d’activités à faire seule ou avec vos enfants pour rester actif en cette période de quarantaine.

Bouger est bon pour votre corps

Comme expliqué dans les articles précédents, l’activité physique aide différents maux. Par exemple pour des personnes atteintes de lombalgie ou de fibromyalgie, l’activité physique permet de diminuer les douleurs et d’améliorer la capacité fonctionnelle des individus. De plus, dans les cas de lombalgies, bouger permet aussi de diminuer les risques de nouvelles blessures.

L’activité physique est également bénéfique à des personnes atteintes d’arthrose. L’arthrose est une maladie chronique qui atteint le cartilage des articulations. Cette détérioration du cartilage apporte souvent son lot de douleur et de la difficulté à se mouvoir. Aucun remède miracle n’existe pour les personnes souffrant d’arthrose. Dans les stades les plus précoces, les traitements pharmacologiques et non pharmacologiques visent à diminuer les douleurs et limiter la perte de fonctionnalité. Pour les cas les plus graves, une opération visant à remplacer l’articulation s’avère nécessaire. Cependant, avant d’en arriver là, l’activité physique peut être bénéfique pour vous. En effet, elle permet de maintenir une bonne mobilité articulaire, une force suffisante de la musculature attenante et ainsi réduire les douleurs (3).

Bouger fait du bien au moral

L’activité physique a des biens faits sur la santé mentale. En effet, un article précédent expliquait que bouger est bénéfique pour des individus souffrant de problèmes de santé mentale, par exemple la dépression. Ainsi, une personne qui augmente ses niveaux d’activité physique diminue les risques de retomber en dépression. De plus, l’activité physique peut être variée et à la portée de tous, comme la marche ou le jardinage (1).

La pratique d’une activité physique est également bénéfique dans des cas de stress et d’anxiété. La situation actuelle amène son lot d’incertitudes ce qui peut créer de l’anxiété chez certains d’entre nous. Pour certaines personnes, l’anxiété peut amener des risques plus élevés de développer une maladie cardiovasculaire. Bouger permet d’avoir un sentiment de bien-être, de réguler les fonctions cardiaques, en particulier la variabilité des battements. Finalement, la pratique d’activité physique améliore les symptômes reliés à l’anxiété (2).

5 idées d’activités à faire

Évidemment, en cette période de confinement, vous ne pouvez plus assister à vos cours de Zumba, de soccer ou encore amener vos enfants à leurs pratiques de hockey. Dans ces circonstances, je vous donne quelques idées pour bouger seul ou avec vos enfants.

N°1 : Les pauses exercices

Si vous travaillez de la maison, ne négligez pas les pauses actives. En effet, pour ceux qui ne vont plus au travail, vos déplacements sont limités. Vous n’avez plus à marcher pour vous rendre au métro ou à l’autobus, plus d’escalier à monter pour changer d’étages ou assister à vos réunions. En restant à la maison, être assis pendant 4h de temps est facile et on ne s’en rend parfois même pas compte. Les pauses exercices peuvent vous paraître insignifiantes, mais celles-ci vous permettront d’avoir une meilleure concentration dans vos périodes de travail. Mettez une alarme au moins chaque heure pour faire 5 min d’exercices. Par exemple, vous pouvez faire le tour de votre jardin, monter 3 fois votre escalier, quelques genoux hauts ou faire quelques étirements et vous serez prêt à vous remettre au travail.

N°2 : La marche

Elle est l’une des activités cardiovasculaires les plus accessibles à tous. Pour certains, avoir l’objectif de marcher 10 min en continu sera une première. Pour d’autres, vous pourriez agrémenter vos marches de plusieurs façons selon votre niveau, par exemple faire de petites pauses exercices/étirements. Vous pourriez aussi alterner une marche tranquille avec une marche rapide. Les portions plus rapides permettront de faire pomper plus rapidement le cœur et ainsi en recueillir les bienfaits. Pour les plus avancés qui souhaitent s’initier à la course à pied, une alternance entre la marche et la course est une bonne option pour commencer.

N°3 : Les cours virtuels

Pour toutes les personnes qui suivent d’habitude des cours de groupes, une version virtuelle a pu être mise en place par votre professeur. Pour tous ceux qui n’ont jamais osé y participer par peur de jugement ou due au déplacement, vous pouvez profiter de cette période pour les essayer dans le confort de votre salon. Cependant, faites attention de bien choisir vos cours. Je préconiserais un cours en direct plutôt que des vidéos préenregistrées. Le direct permettra d’avoir un instructeur capable de répondre à vos questions ou vous donner des alternatives si un mouvement est trop difficile pour vous. Bonne nouvelle! La Clinique Virage Santé a mit en place une session de cours virtuels pour le mois d’avril.

N°4 : Les parcours à obstacle

Les parcours d’obstacles sont une excellente option pour ceux qui ont des enfants à la maison et qui se demandent comment les occuper pendant ce confinement. Ils sont faciles à adapter selon votre espace. Bien entendu, vous n’aurez pas le même parcours si vous avez une grande cour extérieure ou seulement le salon de votre condo. Ramper sous la table de la cuisine, marcher en canard dans le couloir et terminer en marchant sur un fil imaginaire constituent un bon parcours de départ. Ces parcours permettent à vos enfants de se dépenser un peu, de voir leurs améliorations s’ils se les font régulièrement et améliorer leur développement moteur. Pour le reste, laissez libre cours à voter imagination et celle de vos enfants.

N°5 : Les tâches ménagères et le jardinage

Et oui, passer le balai et laver votre bain peuvent être considérées comme une activité physique. Certes, ce sont des activités plus légères, mais pour des personnes âgées ou avec des conditions particulières, les tâches ménagères rentrent dans la liste des activités physiques.

Avec le beau temps, le jardinage est également physique dû aux positions adoptées et par la durée. Néanmoins, en faisant votre ménage ou en jardinant, il est important de faire attention à votre posture. Le jardinage et le ménage demandent d’adopter des positions exigües qui peuvent provoquer des blessures ou des maux de dos. D’autre part, il est important de garder les abdominaux contracter lorsque vous levez des charges et de plier les genoux au lieu de se pencher pour ramasser quelque chose. De plus, vous devez changer de position souvent pour éviter que des tensions apparaissent. Un échauffement avant et un étirement après de votre activité sont importants. Les étirements sont bénéfiques sur les tensions causées par l’activité et celles causées par le stress de la situation actuelle.

 

Votre charge de travail a diminué et vous n’êtes plus une heure et demie le matin et le soir dans le trafic dû au télétravail. Pourquoi n’utiliseriez-vous pas ce temps pour commencer à bouger et intégrer l’activité physique à notre quotidien afin de prendre de saines habitudes de vie ?

Sources:

  1. Mammen, G., et Faulkner, G. (2013). Physical activity and the prevention of depression: a systematic review of prospective studies. American journal of preventive medicine45(5), 649-657
  2. Stubbs, B., Vancampfort, D., Rosenbaum, S., Firth, J., Cosco, T., Veronese, N., … & Schuch, F. B. (2017). An examination of the anxiolytic effects of exercise for people with anxiety and stress-related disorders: A meta-analysis. Psychiatry Research249, 102-108.
  3. Vaishya, R., Pariyo, G. B., Agarwal, A. K., & Vijay, V. (2016). Non-operative management of osteoarthritis of the knee joint. Journal of clinical orthopaedics and trauma7(3), 170-176.

Du mouvement pour le printemps !

Au printemps, il n’y a pas seulement la nature qui se remet en mouvement, il y a aussi toute l’équipe de la Clinique Virage Santé!

Voici les différents cours offerts pour la session de printemps:

Cours de Stick Stretching

Le Stick Stretching utilise un bâton pour créer un étirement dynamique et efficace en vue d’améliorer la flexibilité, l’équilibre, la force, la coordination et la conscience du corps et de sa posture.

À compter du 25 mars 2020 (10 semaines)

Cours de Pilates 30 et 60 minutes

Le Pilates utilise le poids du corps, la respiration, des élastiques, des ballons, etc., dans le but de trouver un alignement idéal du corps et un équilibre entre sa souplesse et sa capacité musculaire.

 

Pilates 60 min à compter du 25 mars 2020 (10 semaines)
Pilates 30 min à compter du 26 mars 2020 (10 semaines)

Club de marche et étirements 45 minutes**

Venez marcher avec notre kinésiologue dans des séances qui alterneront marche et étirements (dynamiques ou statiques). Certaines séances pourront intégrer quelques exercices visant la musculature impliquée dans la marche.

À compter du 26 mars 2020 (10 semaines)

 

 

NOUVEAUTÉ : Le Pila-Stick !

Dans ce nouveau cours, l’idée est de venir chercher les bienfaits du PIlates et ceux du Stick Stretching. Le cours est composé de mouvements tirés des deux disciplines, dans le but de travailler la musculature profonde tout en améliorant l’équilibre et la flexibilité.

À compter du 26 mars 2020 (10 semaines)

Instructeure : Estelle Remy, Kinésiologue

Horaire*:

Veuillez noter qu’il y aura quelques modifications à l’horaire pour les semaines du 23 mars, 27 avril et 18 mai pour cause de formation. Veuillez nous contacter pour plus de détails. Merci !

Prix:

  • Pilates 60 min: 100 $ (15 $ à la carte)
  • Stick Stretching: 100 $ (15 $ à la carte)
  • Pila-Stick: 100$ (15 $ à la carte)
  • Marche: 80 $ (12 $ à la carte)
  • Pilates 30 min: 60 $ (10 $ à la carte)

Forfaits:

  1. Stick ou Pilates 60 min + marche: 164 $
  2. Stick + Pilates 30 min: 128 $
  3. Marche + Pilates 30 min: 149 $
  4. Voyageur***: 75 $ (pour 6 cours au choix)

* Les cours se donneront avec un minimum de 3 inscriptions

** Point de rencontre à déterminer

*** Valable 6 mois

L’activité physique un allié pour la santé mentale

La dépression est l’une des formes les plus connues des troubles de la santé mentale. Dans les pays développés, de 12 à 32 % de la population a des symptômes de dépression ou d’anxiété (3). À travers le monde, la dépression affecte plus de 340 millions de personnes. (2). Évidemment, la prise d’une médication adaptée ainsi que la consultation d’un psychologue, sont parmi les stratégies les plus connues. Mais il existe différents outils à la portée d’une personne atteinte par la dépression ou l’anxiété.

Bouger : un outil indispensable

Dans les dernières années, l’activité physique a reçu un grand intérêt comme traitement de la dépression. En effet, l’activité physique améliore les capacités fonctionnelles, cognitives et le bien-être chez un individu. De plus, elle peut diminuer ou prévenir les effets de plusieurs troubles mentaux et physiques, incluant l’anxiété et la dépression (2). En revanche, l’inactivité a été associée au développement de troubles mentaux. Une absence d’activité physique peut avoir des effets nocifs sur la santé et le bien-être (4).

Toutes les études ne sont pas en accord sur la fréquence de pratique d’activité physique. Pour certaines, être actif plus d’une fois par semaine diminuerait les risques de dépression. Cependant pour d’autres, ces effets positifs ne seraient pas présents en dessous de deux fois par semaine. En revanche, les individus qui augmenteraient leur niveau d’activité physique réduiraient leurs risques de développer des dépressions subséquentes. Selon les études, la marche permettrait de réduire les risques de dépression aux alentours de 60 %, même à faible niveau. Celle-ci n’est pas la seule activité impliquée, il semblerait que chez des personnes sédentaires, le jardinage permettrait aussi de réduire les risques (1).

Le physique mais pas seulement

À travers la littérature, on constate que la majorité des interventions en activités physiques se font avec des séances de type aérobie et très peu d’étude utilise le port de charges même si il peut aussi apporter des bienfaits.

La partie physique de l’activité n’est pas le seul élément à avoir un effet important sur la dépression. En effet, d’autres aspects de l’activité physique ont une importance, comme l’augmentation de l’estime personnelle et de l’efficacité personnelle, l’augmentation du support social et l’amélioration des habiletés de « coping », c’est à dire les habiletés à réagir au stress (2). L’activité physique qu’elle soit pratiquée de manière individuelle ou en groupe permettrait la réduction des symptômes dépressifs. Cependant, les activités de groupes sont à considérer pour les aspects sociaux et motivationnels.

Généralement, les sessions de 30 à 45 minutes sont préférables. La motivation du client est modulable et elle est donc un facteur non négligeable.

Tous ces facteurs sont à considérer dans le choix des activités physiques. Cependant, les activités physiques trop strictes auraient l’effet inverse (2). Les individus déjà actifs devraient au moins maintenir leurs niveaux d’activité physique, contrairement aux individus inactifs qui devraient l’augmenter s’ils veulent bénéficier de la protection contre le développement de la dépression (1).

D’autres outils à notre portée

Aux vues de la littérature, il semblerait que la pratique d’activité physique ait un impact positif dans la diminution des risques de dépression. Cependant, celle-ci n’est pas la seule piste non pharmacologique pouvant augmenter la sensation de bien-être chez les individus aux prises avec des troubles de santé mentale. La massothérapie, la chiropratique et l’acupuncture peuvent être des alliés de choix.

Sources :

  1. Mammen, G., et Faulkner, G. (2013). Physical activity and the prevention of depression: a systematic review of prospective studies. American journal of preventive medicine45(5), 649-657
  2. Nyström, M. B., Neely, G., Hassmén, P., et Carlbring, P. (2015). Treating major depression with physical activity: a systematic overview with recommendations. Cognitive behaviour therapy44(4), 341-352.
  3. Rebar, A. L., Stanton, R., Geard, D., Short, C., Duncan, M. J., et Vandelanotte, C. (2015). A meta-meta-analysis of the effect of physical activity on depression and anxiety in non-clinical adult populations. Health psychology review9(3), 366-378.
  4. Ströhle, A. (2009). Physical activity, exercise, depression and anxiety disorders. Journal of neural transmission116(6), 777.

Un dos en santé pour la nouvelle année !

Dans nos sociétés actuelles, la récurrence des problèmes de dos s’avère indéniable. Cet article se concentrera sur les douleurs lombaires (lombalgies) et comment une personne en souffrance peut retrouver et garder un dos en santé.

Qu’est-ce que la lombalgie ?

Les lombalgies sont des douleurs que l’on peut ressentir au niveau du bas du dos soit les lombaires. À l’heure actuelle, elles sont dans les premières causes d’arrêt de travail (2). L’obésité et le port de charge lourde représentent des facteurs de risques dans le développement d’une lombalgie (3).

Développement de la chronicité

Sans traitement approprié, ces douleurs peuvent devenir chroniques. Les personnes de plus de 50 ans souffrent trois à quatre fois plus de la lombalgie chronique que celles âgées de 18 à 30 ans. D’autre part, les personnes qui travaillent dans un bureau devant un ordinateur ont tendance à devenir plus sédentaires. Par conséquent, les faiblesses musculaires engendrées par l’emploi occupé augmentent la possibilité de développer une lombalgie chronique. Finalement, les habitudes de vie et l’obésité ne sont pas seulement des facteurs de risque de la lombalgie, mais aussi du développement de sa chronicité. En effet, le fait d’être en surpoids augmente la charge qui est appliquée au niveau de nos vertèbres. Cette charge prédispose une dégénérescence de la colonne lombaire. Elle augmente ainsi les risques de blessure et de développer de la chronicité (4).

Retrouver et conserver un dos en santé

Plusieurs études se sont attardées sur l’effet de l’activité physique chez les patients souffrant de lombalgies chroniques.

Pilates et autres programme

La méthode Pilates consiste à utiliser l’esprit et le corps dans des exercices. Elle se concentre sur la stabilisation des muscles du tronc, le contrôle musculaire, la respiration, le renforcement, la flexibilité et la posture. Le Pilates a été comparé à d’autres méthodes d’exercices mais elle s’est avéré plus efficace dans la réduction des douleurs et la réduction des incapacités (5).

La méthode Pilates n’est pas la seule activité physique qui peut aider le patient à retrouver et conserver un dos en pleine santé. La lombalgie chronique est associée à une perturbation du patron d’activation musculaire, une faiblesse et une augmentation de la fatigabilité des muscles du tronc. En tenant compte de cela, la réhabilitation par l’exercice devrait favoriser une augmentation de la stabilité lombaire en impliquant la musculature autour de la colonne vertébrale (6).

Les programmes de coordination et de stabilisation se concentrent sur le renforcement des muscles du « core ». Ce sont ses muscles de la ceinture abdominale qui contribue à la stabilisation lombo-pelvienne. De part ce fait, ils aident à la stabilité et au support de la colonne. La majorité des programmes combine des exercices en force, en endurance, en flexibilité ainsi qu’un volet aérobie. Des exercices personnalisés aux besoins du patient permettent l’amélioration significative de la force, endurance et flexibilité des muscles du tronc et ainsi la capacité fonctionnelle (6).

Une approche multidisciplinaire

L’activité physique associée à d’autres disciplines permet une santé du dos plus optimale. En effet, une approche multidisciplinaire permettra d’avoir une vision globale de la situation. La massothérapie, l’acupuncture et la chiropratique sont des disciplines pouvant intervenir à différents moments de la lombalgie. En effet, la combinaison de plusieurs professionnels va pouvoir aider un patient avec des douleurs mais aussi prévenir une éventuelle rechute.

Par exemple, les contractures musculaires sont difficiles à éliminer seules par l’activité physique. C’est pourquoi, la massothérapie a un rôle à jouer dans la gestion des lombalgies. En effet, selon la technique utilisée, un massothérapeute détend les tensions musculaires, diminue le stress occasionné par la situation et aide le patient à retrouver le sommeil (1).

Les lombalgies peuvent être le signe d’un dysfonctionnement au niveau de la mobilité des vertèbres lombaires. L’examen chiropratique aura pour but de déterminer la source de ce dysfonctionnement. Ce dernier pourra par la suite être corrigé par des manipulations vertébrales et un travail des tissus mous.

En conclusion, la pratique d’une activité physique permet la diminution significative de la douleur chez les personnes atteintes de lombalgie chronique. Le mouvement est l’une des clés d’un dos en santé.

Sources :

  1. Fédération québécoise des massothérapeutes agréés. (2018) La massothérapie dans la prise en charge de la fibromyalgie. Repéré à https://www.fqm.qc.ca/massotherapie-et-lombalgies/
  2. Lawand P., Lombardi I.J., Jones A., Sardim C., Ribeiro L.H. et Natour J. (2015). Les effets d’un programme d’étirements musculaires selon la méthode de rééducation posturale globale (RPG) sur les patients souffrant de lombalgie chronique : un essai randomisé contrôlé. Revue du rhumatisme, 82(5),322-326.
  3. Magee D.J., Zachazewski J.E., Quillen W.S. et Manske R.C. (2016). Pathology and intervention in musculoskeletal rehabilitation(2èmeéd.). États-Unis : Elservier Inc.
  4. Meucci R.D., Fassa A.G. et Faria N.M.X. (2015). Prevalence of chronic low back pain : systematic review. Revista de Saúde Pública, 49(1), 1-10.
  5. Patti A., Bianco A., Paoli A., Messina G., Montalto M.A., Bellafiore M., Battaglia G., Iovane A. et Palma A. (2015). Effects of Pilates Exercise Programs in People With Chronic Low Back Pain : A Systematic Review. Medicine, 94(4), 1-9.
  6. Searle A., Spink M., Ho A. et Chuter V. (2015). Exercise interventions for the treatment of chronic low back pain : a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. Clinical Rehabilitation, 29(12), 1155-1167.

En 2020, optimisez votre santé et recommencez à bouger !

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Forfait 1 : 6 semaines 530$ (valeur de 890$)

Évaluation 1 h 30 + un programme pour la maison + 2 entrainements privés personnalisés de 60 min par semaine

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Évaluation 1 h 30 + un programme pour la maison + 2 entrainements privés personnalisés de 30 min par semaine

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*selon les places disponibles

** applicable sur les massages reçus à l’intérieur des 6 semaines

La massothérapie et les femmes enceintes

Par Carol-Ann Deslauriers, massothérapeute,

Pour la majorité des femmes, attendre un enfant sera la plus merveilleuse expérience de leur vie. Cependant, pour les femmes enceintes, elle n’en demeure pas moins une période de grands changements autant physiques, psychologiques et environnementaux. Que ce soit le premier ou le quatrième bébé, chaque grossesse est unique et vécue différemment par la maman.

La venue du poupon à naître apporte beaucoup de joie, mais également certaines angoisses. De plus, certains  inconforts corporels tel que les douleurs musculaires et articulaires, les nausées, ainsi que l’insomnie peuvent apparaître. Il est donc important pour ces femmes de prendre soin de leur corps et leur esprit afin de profiter pleinement de cette période gestationnelle, de même qu’être reposée pour le grand jour et ceux qui suivront avec bébé.

Quelques bienfaits du massage pour femmes enceintes

-Soulagement des maux de dos

-Amélioration de la posture

-Favorise un meilleur sommeil

-Aide lors de la respiration (expansion de la cage thoracique et du ventre)

-Mène à la détente profonde, donc diminue le stress, angoisse, anxiété

-Apaise les nausées

-Diminue l’œdème qui peut survenir au cours de la grossesse

Bien choisir sa/son massothérapeute

Tout d’abord, il est primordial de sélectionner une/un massothérapeute ayant reçu la formation spécifique du massage pour femme enceinte. Cette massothérapeute sera qualifiée et prête à répondre à vos questions et besoins. Elle saura également, selon le déroulement de votre grossesse, comment ajuster son massage. Par ailleurs, elle pourra demander un avis de la sage-femme ou du médecin s’il existe des dangers pour le massage dans les cas de pré-éclampsie, fausses couches passés, grossesse à risque, diabète…

Le massage de la femme enceinte sera adapté, doux, composé de mouvements lents, longs et enveloppants

Il faut aussi dire que ce massage, adapté, sera doux, composé de mouvements lents, longs et enveloppants. Certaines utilisent les coussins spécialisés, d’autres préfèrent le massage en latérale, utilisant des oreillers pour un maximum de confort pour maman et bébé. Aucun étirement (dû à l’élasticité des ligaments causée par la relaxine), aucune percussion ou mouvement brusque ne devrait être fait durant le massage. En outre, les huiles essentielles sont à proscrire, étant donné leurs puissants effets sur le corps humain.

Recevoir un massage, oui ou non?

Certains vous diront de ne pas vous faire masser, tandis que d’autres préciseront que c’est à proscrire seulement durant le premier trimestre. Quant est-il vraiment?

Au vue des éléments proposés au point précédent, il n’y a pas de contre-indication à recevoir un massage et ce, dès le début d’une grossesse (qui se déroule normalement), jusqu’à la toute fin. Il suffit que la massothérapeute ET la mère, soient à l’aise dans la situation.

Pour terminer, j’encouragerais les mamans, à se faire masser, pour tout le bien-être que cela peut apporter. Choisissez une massothérapeute qualifiée, pour ainsi être en confiance, être prise en charge convenablement et se sentir en sécurité. Pour trouver votre massothérapeute vous pouvez consulter le site de la Fédération québécoise des massothérapeute agréés 

 

Références :

Le massage durant la grossesse – Fédération québécoise des massothérapeutes agréés

– Massage de la femme enceinte  https://rmpq.ca/techniques-et-bienfaits-de-la-massotherapie/techniques-reconnues/massage-femme-enceinte/

Bouger avec la fibromyalgie

Au cours des dernières années, le nombre de personnes diagnostiqué de fibromyalgie ne cesse d’augmenter. Néanmoins, au sein de la population, cette maladie reste peu connue et souvent mal comprise. Cet article répondra à deux questions primordiales pour une meilleure compréhension de cette maladie. Qu’est-ce que la fibromyalgie ? Quelles sont les stratégies utilisées pour gérer la douleur ?

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

Plus de 8% de la population est atteinte par ce syndrome, qui touche plus souvent le sexe féminin (7 ; 4). Ce chiffre varie selon les cultures, les pays et les groupes ethniques (5). Au Canada il y aurait entre 2 % et 3,3 % de personnes qui serait affectée (6). Néanmoins, la fibromyalgie reste difficile à identifier dû à plusieurs diagnostics ayant des similarités avec cette maladie (4). Il n’existe actuellement pas de tests diagnostic pour la fibromyalgie. D’autres part, certains tests seront nécessaires afin d’éliminer les autres problèmes de santé présentant des similarités avec la fibromyalgie.

La fibromyalgie est un syndrome chronique. Selon les dernières recherches, il semblerait que ce serait un désordre central de la modulation des messages douloureux dans les voies neurologiques de la douleur.

Le principal symptôme est donc la douleur chronique. Cette douleur survient dans les muscles et les articulations sans qu’ils soient physiquement affectés. Le terme chronique signifie des douleurs ressenties de manière continue depuis au moins trois mois. Celles-ci peuvent varier dans la vie de tous les jours, certains facteurs environnementaux ou encore le stress peuvent l’affecter (7).

Cependant, la douleur n’est pas le seul symptôme associé à la fibromyalgie. Effectivement, la fatigue, le sommeil non réparateur, des troubles de l’humeur et bien d’autres sont des symptômes susceptibles de toucher les personnes atteintes de ce syndrome. La maladie se manifeste de manière très différente d’une personne à l’autre d’où la nécessité par le praticien d’adopter une démarche centrée sur le patient lors du traitement (4). Ainsi, une approche combinant des traitements pharmacologiques et non pharmacologiques est recommandée. Nous verrons ici comment gérer les douleurs avec un traitement non pharmacologique (4).

Comment gérer les douleurs ?

De récentes études ont montré que la combinaison d’un traitement pharmacologique et non pharmacologique dans la gestion des douleurs et de la chronicité serait idéale. Une approche interdisciplinaire avec une participation active du patient dans tout le processus serait à privilégier (5). Certes, l’éducation du patient sur ce qu’est la fibromyalgie, ce qu’elle implique est primordial (5), mais le patient doit également comprendre qu’une approche intégrant de l’activité physique n’est pas dangereuse pour sa condition, et même recommandée.

Avec l’activité physique ?

L’activité physique a des bienfaits sur le plan physique et moral. Elle permet de conserver une capacité fonctionnelle, de diminuer les douleurs, d’améliorer le bien-être général et le sentiment d’auto-efficacité (4).

Il existe différentes activités, par exemple les activités aquatiques, l’entrainement cardiovasculaire et le Pilates. En effet, bouger dans l’eau permet des changements physiologiques améliorant les douleurs par une diminution des niveaux de fatigue et une amélioration de la qualité de vie des personnes. L’entrainement cardiovasculaire/aérobie permet également d’avoir un impact positif sur les symptômes ressentis et la capacité fonctionnelle (2). Les activités devraient commencer avec une intensité faible et tranquillement tendre vers une intensité moyenne pour améliorer la fonctionnalité, l’humeur et les douleurs (5).

Le Pilates aurait aussi un impact sur les diminutions des douleurs en comparaison à de simples exercices d’étirements ou de relaxation, ainsi qu’une amélioration de la flexibilité des participants (1). Malheureusement, les bienfaits du Pilates ou l’aérobie ne sont constatés qu’à court terme dû à une perte d’adhérence de la part des participants (2 ; 1). Ainsi, quel que soit l’activité choisie, l’importance est d’en faire sur du long terme afin de bénéficier de ses effets le plus longtemps possible.

Avec d’autres disciplines ?

La massothérapie peut faire partie intégrante du traitement. En effet le massage a pour but de soulager des symptômes afin d’améliorer la qualité de vie de la personne atteinte de fibromyalgie. La massothérapie peut également avoir un impact positif sur la gestion du stress, sur l’amélioration de la qualité de sommeil et sur la diminution des tensions (3).

D’autres disciplines telles que l’acupuncture et la chiropratique ont montré des effets sur la diminution de la douleur, mais de façon plus modérée. L’acupuncture jumelée à un programme d’activité physique aurait un impact plus important sur la diminution des douleurs. Et la chiropratique aurait un impact sur la diminution des douleurs chez les patients atteints de douleurs mécaniques au niveau lombaire (4).

En conclusion, la fibromyalgie est un diagnostic complexe qui se manifeste très différemment selon les personnes. Un programme de gestion des douleurs doit concevoir le patient comme acteur principal de son traitement. Dans l’approche non pharmacologique, l’activité physique est une pierre angulaire du traitement qu’elle soit de nature aérobie, aquatique ou musculaire. Le défi pour le patient se situe au niveau de l’adhérence et de la continuité de l’activité pour en ressentir ses effets. Une approche non pharmacologique devrait intégrer aussi une approche interdisciplinaire par l’ajout de la massothérapie, l’acupuncture et/ou la chiropratique.

Sources :

  1. Altan, L., et al., Effect of pilates training on people with fibromyalgia syndrome: a pilot study. Arch Phys Med Rehabil, 2009. 90 (12): p. 1983-8.
  2. Busch, A., et al., Exercise for treating fibromyalgia syndrome. Cochrane Database Syst Rev, 2002(3): p. CD003786.
  3. Fédération québéquoise des massauthérapeutes agréés. (2018) La massothérapie dans la prise en charge de la fibromyalgie. Repéré à https://www.fqm.qc.ca/la-massotherapie-dans-la-prise-en-charge-de-la-fibromyalgie/
  4. Fitzcharles, M. A., Ste-Marie, P. A., Goldenberg, D. L., Pereira, J. X., Abbey, S., Choinière, M., … & Shir, Y. (2014). Lignes directrices canadiennes 2012 pour le diagnostic et la prise en charge du syndrome de fibromyalgie.
  5. Magee, D. J., Zachazewski, J. E., Quillen, W. S., & Manske, R. C. (2015). Pathology and intervention in musculoskeletal rehabilitation(Vol. 3). Elsevier Health Sciences.
  6. Société québéquoise de la fibromyalgie. (2015) Qu’est-ce que la fibromyalgie – Société québéquoise de fibromyalgie. Repéré à https://sqf.quebec/la-fibromyalgie/
  7. Zamunér, A. R., Andrade, C. P., Arca, E. A., & Avila, M. A. (2019). Impact of water therapy on pain management in patients with fibromyalgia: current perspectives. Journal of pain research12, 1971.

BONNE POSTURE, BONNE LECTURE !

LECTURE AU LIT

Qui n’a jamais passé un moment à lire au lit? Vous vous relevez après quelques heures penché sur votre bouquin favori et vous ressentez alors une grande douleur au cou. Savez‐vous qu’il est important de respecter certaines postures lorsque vous êtes assis au lit?

Lire au lit peut vous sembler une activité bien banale, mais elle peut mettre votre cou à rude épreuve. Lorsque l’on reste longtemps dans une même position, il y a une déformation graduelle qui se produit dans les tissus de soutien de la colonne vertébrale. Les ligaments qui maintiennent les vertèbres en place s’étirent graduellement. Si le ligament devient trop étiré et que la vertèbre est moins bien protégée, le corps produira un spasme musculaire de protection. C’est ce spasme musculaire qui causera de la douleur au cou.

LES SYMPTÔMES

Une mauvaise posture de lecture peut aussi déstabiliser la cage thoracique, ce qui pourrait créer des douleurs entre les omoplates et des élancements jusque dans les bras. Lorsque vous lisez au lit, évitez d’être couché sur le ventre, la tête relevée et le menton pointant vers le haut. Vous risquez ainsi d’irriter les facettes articulaires de la nuque. Les muscles voudront protéger les structures, ce qui augmentera la douleur. Normalement, la douleur diminue après quelques jours, le muscle se détend et le ligament se replace tranquillement. Cependant, le spasme prolongé d’un muscle peut causer l’engorgement de celui‐ci et provoquer des tensions et des maux de tête. Vous pourriez également ressentir des brûlures dans la région musculaire affectée.

LECTURE SUR TABLETTE

La posture souvent adoptée pour la lecture sur les tablettes numériques, soit la flexion du cou accentuée par le poids de la tête penchée vers l’avant, entre autres, peut avoir des conséquences sur la santé neuromusculo‐squelettique des lecteurs. Il existe une forte association entre une posture de la tête vers l’avant et une diminution de la force des muscles respiratoires. Cette posture est reconnue pour entraîner l’élongation musculaire, augmenter les problèmes de tunnels carpiens et augmenter les risques de hernies discales. De plus, lorsque la tête est avancée d’un pouce vers l’avant, cela augmente le poids de celle‐ci sur la colonne vertébrale de dix livres supplémentaires. Finalement, la position de la tête en avant augmente la compression des disques et peut causer une arthrite précoce. Les effets combinés des claviers microscopiques, des postures tendues et des mouvements répétitifs ne sont que quelques‐uns des facteurs qui augmentent les malaises ressentis par les « accros du texto ».

LES SYMPTÔMES

Les symptômes les plus fréquents liés à une position inadéquate pour la lecture sur tablette numérique sont les maux de tête, la raideur de la nuque et du dos, les douleurs aux poignets et aux épaules, des engourdissements dans les mains et la perte de la courbe naturelle du cou pouvant engendrer des problèmes d’arthrose à long terme.

LECTURE SUR FAUTEUIL

Pour une séance de lecture agréable, le mieux est de s’assurer d’être installé dans un fauteuil qui permet au lecteur d’être assis avec le dos bien appuyé. Pour éviter d’avoir à pencher le cou, pensez à utiliser un coussin de lecture. En plus d’épargner votre nuque, le coussin libérera vos bras d’un poids, surtout si vous êtes amateurs de grosses briques. Veillez à amener le livre à vous et non pas à vous pencher vers le support de lecture. Assurez‐vous également de munir votre coin lecture d’un éclairage adéquat. N’utilisez pas de lumière trop vive ou trop tamisée, vous risqueriez de forcer vos yeux inutilement. Pensez
au confort de vos jambes. Évitez de les croiser, cela peut couper la circulation et vous occasionner des « fourmis » dans les jambes! Au besoin, utiliser un petit tabouret ou un pouf pour les surélever.

COMMENT ÉVITER LES DOULEURS ?

  • Prenez des pauses régulièrement.
  • Évitez de fléchir la tête vers l’avant de façon prolongée.
  • Évitez les positions où votre torse serait tordu
  • Quand vous sentez des petits inconforts, pensez à vous relaxer en faisant des mouvements circulaires avec le cou.
  • Déposez votre tablette ou livre sur une table ou un coussin de lecture. Sinon, tentez de supporter vos coudes et de demeurer le dos le plus droit possible.

Si vous avez des torticolis à répétition ou si une douleur occasionnée par une posture de  lecture inadéquate persiste plus d’une semaine, prenez rendez‐vous avec votre docteur  en chiropratique. 

Sources:

Association chiropratique canadienne

Kapandji IA. The Physiology of the Joints, Volume III. 6th ed. London: Churchill Livingstone; 2007

POSTURE EN CLASSE

Tiens‐toi droit! Combien de fois avez‐vous entendu cela enfant et à quelle fréquence le répétez‐vous maintenant à votre progéniture?

En tant que parents, vous êtes déjà sensibilisés à l’importance d’une bonne posture pour préserver une bonne santé neuro‐vertébrale. Vous vous assurez d’offrir à votre enfant un poste d’étude bien ajusté selon sa taille à la maison, mais qu’en est‐il à l’école?

En tant que professeur, vous voyez sûrement vos élèves enrouler les chevilles autour de leurs pattes de chaise ou de pupitre, arrondir le bas du dos en allongeant le haut du corps sur leur bureau, s’asseoir sur une jambe, etc.

En classe, il est beaucoup plus difficile de maximiser la posture de l’élève. Bien souvent, pupitres et chaises ne sont pas ajustables. Voici donc quelques #chirotrucs pour maximiser la posture de l’enfant dans cet environnement.

ASSIS AU PUPITRE, L’ÉLÈVE DOIT :

  •  Coller les fesses au fond de la chaise
  • Appuyer le dos au dossier
  • Déposer les deux pieds au sol

Si les pieds de l’enfant ne touchent pas le sol, il est possible d’utiliser une boîte ou de gros livres pour que l’élève puisse y déposer les pieds.

Pour de longues périodes de lecture, afin d’éviter que l’élève ne fléchisse le cou, le livre peut être déposé sur le coffre à crayon pour lui donner un angle.

Être assis pendant de longues périodes dans une même position n’est pas recommandé. Prenez des pauses souvent en classe. L’Association chiropratique canadienne propose une routine santé de trois minutes spécialement destinée aux enfants, leur permettant de se délier les membres et d’améliorer leur posture. Visionnez‐la en ligne : https://bit.ly/2KIhIHO

POURQUOI FAUT-IL ÉVITER DE CROISER LES JAMBES?

Il faut éviter de croiser les jambes, car ceƩe posture crée un désalignement important du bassin et donc de la colonne vertébrale. Il est également important que les pieds touchent le sol, car sinon, cela crée une pression derrière les cuisses et des tensions dans le bas du dos.

ASSIS AU SOL, L’ÉLÈVE DOIT :

  • S’asseoir en tailleur (jambes croisées, les genoux repliés vers l’extérieur)
  • Garder le cou et le dos droits
  • Relâcher les épaules et garder les coudes près du corps
  • Se placer face à ce qu’il regarde pour éviter les torsions du cou ou du dos

POURQUOI DIT-ON « ASSIS EN TAILLEUR »?

Le muscle sartorius est situé à la cuisse et descend en forme de « s » de la hanche au genou. C’est le plus long muscle du corps humain et c’est grâce à lui qu’il est possible de s’asseoir dans la position dite « en tailleur ». On l’appelle aussi muscle couturier, d’où l’expression !

UTILISATION DU BALLON « SUISSE » EN CLASSE

Utiliser le ballon d’exercice en classe est de plus en plus populaire, et un nombre grandissant d’enseignants choisissent d’y avoir recours. Meilleure posture, mais aussi meilleure concentration, plus grande détente musculaire, moins de fatigue et moins de stress, s’entendent‐ils à dire. Le ballon ne devrait pas être utilisé à la place de la chaise, mais bien comme une alternative afin de varier les postures en classe au fil de la journée. Il est important pour le confort de l’enfant et sa posture que le ballon soit de la bonne dimension. Il
faut que l’élève puisse déposer les pieds au sol avec les genoux fléchis à 90 degrés. Il sera peut‐être nécessaire de dégonfler un peu le ballon pour en arriver à la taille optimale.

Vous avez des questions afin de maximiser le confort, posture et concentration de votre  enfant ou de vos élèves? Demandez conseil à votre chiropraticien.

Sources:

Association des chiropraticiens du Québec

www.chiropractic.ca.

 

S COMME SCOLIOSE

La scoliose est plus qu’un problème esthétique. C’est une colonne vertébrale qui prend la forme d’un « s » pouvant s’aggraver à mesure que progresse la croissance et éventuellement entraîner des problèmes de santé.

S COMME SPIRALE

Imaginez un escalier en colimaçon. La scoliose idiopathique est une déformation en 3D de la colonne vertébrale qui est plus susceptible d’apparaître au moment des fortes poussées de croissance, le plus souvent à la puberté. Selon la gravité de l’affection, la déformation vertébrale occasionne une torsion du rachis plus ou moins importante. Les vertèbres se déploient comme les marches autour de l’escalier pour éventuellement y entraîner, à mesure de sa progression, l’ensemble de l’appareil locomoteur (os, tendons, muscles et ligaments, ainsi que le délicat système nerveux!). La scoliose peut occasionner la déformation du dos, du thorax, de l’abdomen et, dans les cas plus sévères, un affaissement de la cage thoracique et une compression des organes vitaux tels que le cœur et les poumons.

Il est généralement accepté que 80% des scolioses sont d’origine idiopathique, c’est-à-dire de cause inconnue. Malgré cet état de fait, le facteur héréditaire demeure important à considérer, car la scoliose idiopathique est présente également chez d’autres membres de la famille dans 30% des cas selon la Scoliosis Research Society (SRS).

S COMME PROFIL STANDARD

Bien que le Quasimodo de Notre-Dame-de-Paris ait donné un visage masculin aux difformités spinales, la scoliose est une pathologie qui touche majoritairement les individus de sexe féminin. La période la plus à risque pour développer une scoliose idiopathique est à l’adolescence. Par conséquent, pour de meilleurs résultats, il convient donc que le dépistage soit effectué tout juste avant l’apparition des premiers signes de la puberté.

S COMME SIGNES

Prenez donc quelques instants pour observer la posture de votre enfant. A-t-il
toujours de la difficulté à se tenir droit? Une bretelle de son sac à dos tombe continuellement? Il est possible que votre enfant soit atteint de scoliose. Quelques signes vous mettront sur la piste :

  • Bascule des épaules
  • Omoplate proéminente
  • Taille asymétrique
  • Hanche plus haute
  • Bras plus éloigné d’un côté du bassin
  • Bosse dans le dos (gibbosité) en position penchée

S COMME SOLUTIONS

La formation rigoureuse que suivent les docteurs en chiropratique leur permet d’évaluer le niveau de gravité d’une scoliose. Par des ajustements chiropratiques réguliers ils peuvent arriver à assouplir la colonne vertébrale et à améliorer l’équilibre postural du patient. Les ajustements sont des manipulations vertébrales spécifiques visant à rétablir l’équilibre neuromusculo-squelettique.  C’est ainsi que, dans la majorité des cas, ils contribue grandement à soulager la douleur. Par ailleurs, des exercices thérapeutiques ciblés visant à renforcer les muscles de soutien d’une colonne vertébrale tordue peuvent également être prescrits afin d’aider à stabiliser la progression de l’incurvation de la colonne vertébrale.

S COMME SUIVIS

Puisque la scoliose est une pathologie évolutive, la clé pour de meilleurs résultats en est le dépistage précoce et le suivi régulier. Vous avez un doute que votre enfant soit affecté d’une scoliose? Faites-le donc examiner par un professionnel du système neuromusculo-squelettique. Votre chiropraticien sera en mesure de poser un diagnostic chiropratique et de faire une gestion clinique appropriée de la condition de votre enfant.

En aucun cas la scoliose ne devrait être un frein à une vie active et épanouie. Demandez l’aide de votre chiropraticien!

Sources:

Association des chiropraticiens du Québec

Association de la scoliose du Québec

Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique