La massothérapie et les femmes enceintes

Par Carol-Ann Deslauriers, massothérapeute,

Pour la majorité des femmes, attendre un enfant sera la plus merveilleuse expérience de leur vie. Cependant, pour les femmes enceintes, elle n’en demeure pas moins une période de grands changements autant physiques, psychologiques et environnementaux. Que ce soit le premier ou le quatrième bébé, chaque grossesse est unique et vécue différemment par la maman.

La venue du poupon à naître apporte beaucoup de joie, mais également certaines angoisses. De plus, certains  inconforts corporels tel que les douleurs musculaires et articulaires, les nausées, ainsi que l’insomnie peuvent apparaître. Il est donc important pour ces femmes de prendre soin de leur corps et leur esprit afin de profiter pleinement de cette période gestationnelle, de même qu’être reposée pour le grand jour et ceux qui suivront avec bébé.

Quelques bienfaits du massage pour femmes enceintes

-Soulagement des maux de dos

-Amélioration de la posture

-Favorise un meilleur sommeil

-Aide lors de la respiration (expansion de la cage thoracique et du ventre)

-Mène à la détente profonde, donc diminue le stress, angoisse, anxiété

-Apaise les nausées

-Diminue l’œdème qui peut survenir au cours de la grossesse

Bien choisir sa/son massothérapeute

Tout d’abord, il est primordial de sélectionner une/un massothérapeute ayant reçu la formation spécifique du massage pour femme enceinte. Cette massothérapeute sera qualifiée et prête à répondre à vos questions et besoins. Elle saura également, selon le déroulement de votre grossesse, comment ajuster son massage. Par ailleurs, elle pourra demander un avis de la sage-femme ou du médecin s’il existe des dangers pour le massage dans les cas de pré-éclampsie, fausses couches passés, grossesse à risque, diabète…

Le massage de la femme enceinte sera adapté, doux, composé de mouvements lents, longs et enveloppants

Il faut aussi dire que ce massage, adapté, sera doux, composé de mouvements lents, longs et enveloppants. Certaines utilisent les coussins spécialisés, d’autres préfèrent le massage en latérale, utilisant des oreillers pour un maximum de confort pour maman et bébé. Aucun étirement (dû à l’élasticité des ligaments causée par la relaxine), aucune percussion ou mouvement brusque ne devrait être fait durant le massage. En outre, les huiles essentielles sont à proscrire, étant donné leurs puissants effets sur le corps humain.

Recevoir un massage, oui ou non?

Certains vous diront de ne pas vous faire masser, tandis que d’autres préciseront que c’est à proscrire seulement durant le premier trimestre. Quant est-il vraiment?

Au vue des éléments proposés au point précédent, il n’y a pas de contre-indication à recevoir un massage et ce, dès le début d’une grossesse (qui se déroule normalement), jusqu’à la toute fin. Il suffit que la massothérapeute ET la mère, soient à l’aise dans la situation.

Pour terminer, j’encouragerais les mamans, à se faire masser, pour tout le bien-être que cela peut apporter. Choisissez une massothérapeute qualifiée, pour ainsi être en confiance, être prise en charge convenablement et se sentir en sécurité. Pour trouver votre massothérapeute vous pouvez consulter le site de la Fédération québécoise des massothérapeute agréés 

 

Références :

Le massage durant la grossesse – Fédération québécoise des massothérapeutes agréés

– Massage de la femme enceinte  https://rmpq.ca/techniques-et-bienfaits-de-la-massotherapie/techniques-reconnues/massage-femme-enceinte/

Bouger avec la fibromyalgie

Au cours des dernières années, le nombre de personnes diagnostiqué de fibromyalgie ne cesse d’augmenter. Néanmoins, au sein de la population, cette maladie reste peu connue et souvent mal comprise. Cet article répondra à deux questions primordiales pour une meilleure compréhension de cette maladie. Qu’est-ce que la fibromyalgie ? Quelles sont les stratégies utilisées pour gérer la douleur ?

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

Plus de 8% de la population est atteinte par ce syndrome, qui touche plus souvent le sexe féminin (7 ; 4). Ce chiffre varie selon les cultures, les pays et les groupes ethniques (5). Au Canada il y aurait entre 2 % et 3,3 % de personnes qui serait affectée (6). Néanmoins, la fibromyalgie reste difficile à identifier dû à plusieurs diagnostics ayant des similarités avec cette maladie (4). Il n’existe actuellement pas de tests diagnostic pour la fibromyalgie. D’autres part, certains tests seront nécessaires afin d’éliminer les autres problèmes de santé présentant des similarités avec la fibromyalgie.

La fibromyalgie est un syndrome chronique. Selon les dernières recherches, il semblerait que ce serait un désordre central de la modulation des messages douloureux dans les voies neurologiques de la douleur.

Le principal symptôme est donc la douleur chronique. Cette douleur survient dans les muscles et les articulations sans qu’ils soient physiquement affectés. Le terme chronique signifie des douleurs ressenties de manière continue depuis au moins trois mois. Celles-ci peuvent varier dans la vie de tous les jours, certains facteurs environnementaux ou encore le stress peuvent l’affecter (7).

Cependant, la douleur n’est pas le seul symptôme associé à la fibromyalgie. Effectivement, la fatigue, le sommeil non réparateur, des troubles de l’humeur et bien d’autres sont des symptômes susceptibles de toucher les personnes atteintes de ce syndrome. La maladie se manifeste de manière très différente d’une personne à l’autre d’où la nécessité par le praticien d’adopter une démarche centrée sur le patient lors du traitement (4). Ainsi, une approche combinant des traitements pharmacologiques et non pharmacologiques est recommandée. Nous verrons ici comment gérer les douleurs avec un traitement non pharmacologique (4).

Comment gérer les douleurs ?

De récentes études ont montré que la combinaison d’un traitement pharmacologique et non pharmacologique dans la gestion des douleurs et de la chronicité serait idéale. Une approche interdisciplinaire avec une participation active du patient dans tout le processus serait à privilégier (5). Certes, l’éducation du patient sur ce qu’est la fibromyalgie, ce qu’elle implique est primordial (5), mais le patient doit également comprendre qu’une approche intégrant de l’activité physique n’est pas dangereuse pour sa condition, et même recommandée.

Avec l’activité physique ?

L’activité physique a des bienfaits sur le plan physique et moral. Elle permet de conserver une capacité fonctionnelle, de diminuer les douleurs, d’améliorer le bien-être général et le sentiment d’auto-efficacité (4).

Il existe différentes activités, par exemple les activités aquatiques, l’entrainement cardiovasculaire et le Pilates. En effet, bouger dans l’eau permet des changements physiologiques améliorant les douleurs par une diminution des niveaux de fatigue et une amélioration de la qualité de vie des personnes. L’entrainement cardiovasculaire/aérobie permet également d’avoir un impact positif sur les symptômes ressentis et la capacité fonctionnelle (2). Les activités devraient commencer avec une intensité faible et tranquillement tendre vers une intensité moyenne pour améliorer la fonctionnalité, l’humeur et les douleurs (5).

Le Pilates aurait aussi un impact sur les diminutions des douleurs en comparaison à de simples exercices d’étirements ou de relaxation, ainsi qu’une amélioration de la flexibilité des participants (1). Malheureusement, les bienfaits du Pilates ou l’aérobie ne sont constatés qu’à court terme dû à une perte d’adhérence de la part des participants (2 ; 1). Ainsi, quel que soit l’activité choisie, l’importance est d’en faire sur du long terme afin de bénéficier de ses effets le plus longtemps possible.

Avec d’autres disciplines ?

La massothérapie peut faire partie intégrante du traitement. En effet le massage a pour but de soulager des symptômes afin d’améliorer la qualité de vie de la personne atteinte de fibromyalgie. La massothérapie peut également avoir un impact positif sur la gestion du stress, sur l’amélioration de la qualité de sommeil et sur la diminution des tensions (3).

D’autres disciplines telles que l’acupuncture et la chiropratique ont montré des effets sur la diminution de la douleur, mais de façon plus modérée. L’acupuncture jumelée à un programme d’activité physique aurait un impact plus important sur la diminution des douleurs. Et la chiropratique aurait un impact sur la diminution des douleurs chez les patients atteints de douleurs mécaniques au niveau lombaire (4).

En conclusion, la fibromyalgie est un diagnostic complexe qui se manifeste très différemment selon les personnes. Un programme de gestion des douleurs doit concevoir le patient comme acteur principal de son traitement. Dans l’approche non pharmacologique, l’activité physique est une pierre angulaire du traitement qu’elle soit de nature aérobie, aquatique ou musculaire. Le défi pour le patient se situe au niveau de l’adhérence et de la continuité de l’activité pour en ressentir ses effets. Une approche non pharmacologique devrait intégrer aussi une approche interdisciplinaire par l’ajout de la massothérapie, l’acupuncture et/ou la chiropratique.

Sources :

  1. Altan, L., et al., Effect of pilates training on people with fibromyalgia syndrome: a pilot study. Arch Phys Med Rehabil, 2009. 90 (12): p. 1983-8.
  2. Busch, A., et al., Exercise for treating fibromyalgia syndrome. Cochrane Database Syst Rev, 2002(3): p. CD003786.
  3. Fédération québéquoise des massauthérapeutes agréés. (2018) La massothérapie dans la prise en charge de la fibromyalgie. Repéré à https://www.fqm.qc.ca/la-massotherapie-dans-la-prise-en-charge-de-la-fibromyalgie/
  4. Fitzcharles, M. A., Ste-Marie, P. A., Goldenberg, D. L., Pereira, J. X., Abbey, S., Choinière, M., … & Shir, Y. (2014). Lignes directrices canadiennes 2012 pour le diagnostic et la prise en charge du syndrome de fibromyalgie.
  5. Magee, D. J., Zachazewski, J. E., Quillen, W. S., & Manske, R. C. (2015). Pathology and intervention in musculoskeletal rehabilitation(Vol. 3). Elsevier Health Sciences.
  6. Société québéquoise de la fibromyalgie. (2015) Qu’est-ce que la fibromyalgie – Société québéquoise de fibromyalgie. Repéré à https://sqf.quebec/la-fibromyalgie/
  7. Zamunér, A. R., Andrade, C. P., Arca, E. A., & Avila, M. A. (2019). Impact of water therapy on pain management in patients with fibromyalgia: current perspectives. Journal of pain research12, 1971.

DÉTOXIFIER SA ROUTINE DE SOINS CORPORELS

Par Cecilia Fernandez, acupuncteure

Une partie de notre routine de soins corporels consiste à utiliser différents types de produits pour nous laver, nous embellir et nous désinfecter. Nous obtenons ainsi une sensation de fraîcheur et de confiance nous permettant d’aller à la rencontre des autres. De plus, nous évitons que des bactéries néfastes s’installent en tout confort dans notre corps pouvant donner lieu à des problèmes de santé tels que rhume, carie, gingivite, intoxication par escherichia.coli pour n’en nommer seulement quelques-uns.  Mais, est-ce que vous savez ce que vous introduisez dans votre corps à travers votre peau et votre bouche par ces petits gestes quotidiens?

LE SYSTÈME DE DIFFUSION DE LA PEAU

La peau a une double fonction. Tout d’abord, elle nous protège de l’environnement en créant une barrière contre les éléments externes. Toutefois, cette barrière étant semi-perméable, elle peut absorber certains produits entrant en contact avec elle. Depuis des milliers d’années, les gens s’appliquent des huiles, crèmes, onguents pour des raisons de beauté, mais aussi pour des raisons médicales et ça continue d’évoluer. Les produits qui sont absorbés naturellement par la peau seraient classés dans la première génération de produits de diffusion car nous n’avons pas besoin d’augmenter la perméabilité de la peau pour qu’ils pénètrent1.

Cependant pour la deuxième et troisième génération de diffusion1, l’industrie pharmaceutique cherche de plus en plus des mécanismes pour augmenter la perméabilité de la peau aux molécules hydrophiles, macromolécules ou vaccins. Un exemple est l’utilisation de cette voie pour la prise de médicaments, ce qui présente plusieurs avantages.

L’industrie cosmétique utilise aussi des substances pour que leurs produits pénètrent mieux, par exemple les glycols et en particulier le propylène glycol, le butylène glycol et le polyéthylène glycol. Ils permettent une absorption rapide par la peau et libèrent d’autres ingrédients dans le derme (couche plus profonde de la peau) 2.

Le problème survient lorsqu’on utilise des substances qui sont suspectées ou reconnues être des précurseurs de cancer, disrupteurs endocriniens et autres, pour augmenter la diffusion de la peau.

L’INGESTION DE TOXINES

On ne parle pas ici des produits toxiques évidents comme herbes toxiques ou aliments en décomposition ou mal préparées/emballés qui sont une source évidente de toxicité. Parlons plutôt des produits que l’on pense sécuritaires, comme la pâte à dents et le rince-bouche étant donné qu’on ne les avale pas. En fait, un enfant de 2-3 ans peux avaler jusqu’à la moitié du dentifrice avec lequel on lui lave les dents et à 6-7 ans, c’est près d’un quart du dentifrice3. Pour les adultes, le pourcentage estimé de dentifrice avalé sans faire exprès dans une étude Hollandaise de personnes entre 7-69 ans est de 0.55 μg/kg masse corporelle/jour4.

DEUX FAÇONS POSSIBLES DE DÉTOXIFIER SON ORGANISME

La première bien sûr est d’éliminer les toxines, mais ceci est un processus pas mal complexe. Plusieurs toxines sont dans notre corps depuis des années et sont emmagasinés dans nos tissus gras, notre gros intestin, les amalgames des dents, et plein d’autres endroits où ce n’est pas évident ou facile de les déloger pour ensuite les éliminer. Bien sûr, on peut essayer. Cependant, quand on y pense, c’est plus facile de bien choisir nos produits avant qu’ils ne pénètrent dans notre corps. De la même façon que nous avons intérêt à essayer de manger bio, frais, local, sans additifs, ni pesticides etc…, notre routine quotidienne devrait être, elle aussi, remplie de bon produits qui ne nous intoxiquent pas.

En 2010, la Fondation David Suzuki a fait un sondage pour savoir quels produits toxiques se retrouvaient dans les cosmétiques au Canada et les résultats sont plutôt inquiétants5. Cela a mis en évidence la faiblesse du cadre législatif pour éviter l’utilisation de certains produits toxiques, et les a amené à faire des recommandations pour renforcer les lois et protéger la santé humaine et l’environnement5.

QU’EST-CE QU’IL FAUT ÉVITER ET POURQUOI?

Il faut surtout éviter les « dirty dozen6 ». Mais en réalité, la liste pourrait facilement aller jusqu’à 207. La raison est qu’il s’agit de substances fortement suspectées d’être des  cancérogènes, pesticides, perturbateurs du système reproducteur, perturbateurs hormonaux et  du système immunologique.

Ceci rend très important le fait de lire les étiquettes des produits que l’on consomme (aliments, produits de nettoyage de la maison et soins personnels)!

Nommons les 12 principaux, « dirty dozen» :

La « Dirty Dozen » des produits à éviter autant que possible.

EST-CE QUE VOUS POUVEZ SIMPLIFIER TOUT ÇA? (IL Y A TROP DE NOMS CHIMIQUES!!!)

Oui.  Vous êtes à la pharmacie et vous vous demandez si la pâte à dents ou le fard à joues que vous voulez acheter est plein d’ingrédients douteux…? Vous sortez alors votre téléphone et allez sur l’application EWG’s Healthy Living (du Environmental Working Group) ou sur l’application Think Dirty (que vous aurez préalablement installé). Supposons que vous avez pris Healthy Living. Vous pouvez essayer de scanner la barre à codes du produit pour connaître les composantes et le classement du produit. Il sera noté selon s’il est dangereux ou non : 1 à 2 s’il n’est pas considéré dangereux; 3-6 pour ceux un peu dangereux et 7-10 pour les dangereux. (Les points sont donnés en fonction de si EWG connait tous les ingrédients du produit et les études scientifiques retrouvées dans la littérature auxquels ils ont accès).

Deux résultats possibles

Deux résultats sont possibles. Le premier, le produit s’affiche et on vous donne toute l’information. Le deuxième, l’application ne trouve pas le produit car ils ne l’ont pas encore dans leur base de données. (Vous pouvez contribuer en envoyant la liste des ingrédients pour qu’ils l’incluent dans leur base de données). Dans le dernier cas, vous pouvez regarder ingrédient par ingrédient. (Notez que les 6 premiers ingrédients sont généralement ceux qui se trouvent en plus grande quantité dans le produit et c’est surtout eux que vous devez rechercher). Si dans les 6 premiers tous sont en dessous de 2, vous avez un assez bon produit entre les mains.

Finalement, si vous n’avez pas un téléphone intelligent, vous pouvez noter les ingrédients (n’oubliez pas la loupe!). Vous pourrez les rechercher à l’aide de l’ordinateur plus tard. De toute évidence, ces bases de données ne sont pas encore parfaites. Il est important de considérer la quantité de nouveaux produits qui inondent le marché. De plus, il est parfois difficile de trouver toute l’information pour la donner au public assez rapidement.

CONCLUSION

Au début on peut se sentir un peu anxieux car les mauvaises substances sont apparemment partout. Le but de cette information est de vous donner le pouvoir de faire des meilleurs choix pour vous et votre famille. Il y a de plus en plus de choix non toxiques, cruelty free, gluten free, véganes (pour les cosmétiques). Vous seriez surpris de savoir qu’il y a des produits non toxiques, ou avec un indice de toxicité bas dans les pharmacies et qui ont un prix abordable7, 9.  Par ailleurs, la possibilité de faire vous-mêmes vos produits existe aussi, si cela vous interesse8.

« La connaissance est la clé du pouvoir, de la sagesse. » Confusius

Pour plus d’inspiration, voici quelques sites web qui peuvent vous donner des idées10, 11,12. Essayez peu à peu de remplacer les produits que vous utilisez par ceux qui sont libres d’ingrédients toxiques.  Bon remplacement!

BIBLIOGRAPHIE

La scoliose pédiatrique

Par Dre Viviane Girard, chiropraticienne DC

Avec la rentrée scolaire, apparait souvent des maux de dos chez les enfants et adolescents. Plusieurs facteurs peuvent causer ces douleurs, entre autres l’utilisation de tablettes et de téléphones cellulaires, un sac à dos trop gros et trop lourd et une mauvaise posture. De plus, une mauvaise posture peut aussi être un signe de scoliose.

Tous ces éléments apportent un débalancement au niveau de la colonne vertébrale, qui peut être problématique pour la croissance de votre enfant. En effet, la posture durant toutes les années scolaires de votre enfant est cruciale dans la maturation de sa colonne vertébrale. Il est donc important de s’assurer d’une bonne santé vertébrale pour éviter des problématiques plus tard.

Une colonne vertébrale en santé

Une colonne en santé, vue de dos, devrait être bien droite, avec les épaules, les omoplates et le bassin de niveau. Vue de côté, elle devrait avoir des courbes qui permettent à la colonne vertébrale d’absorber les chocs qu’elle subit. Il ne devrait pas y avoir une omoplate qui est plus ressortie que l’autre. Si vous remarquez un débalancement chez votre enfant, il est important d’en faire faire l’évaluation pour s’assurer de corriger les problèmes le plus tôt possible. Cela préviendra bien d’autres complications dans le futur.

Définition de la scoliose pédiatrique

La scoliose est une déformation de la colonne vertébrale dans les trois dimensions. C’est-à-dire que les courbes normales sont déformées. Les scolioses sont les déviations qui sont de plus de 10 degrés lorsque calculées sur radiographies. On remarque qu’elles sont présentes dans 2 à 3% de la population chez les enfants. Elle se développe dans 90% des cas entre 11 et 18 ans, et touche environs 3 filles pour chaque garçon. Les moments cruciaux au développement d’une scoliose chez les enfants sont immédiatement avant et pendant les poussées de croissance. Pour les filles, juste avant les premières règles et pour les garçons, avant que leur voix ne mue. Il est donc important de faire vérifier la santé vertébrale de votre enfant durant ces périodes.

Conséquences

La déviation de la colonne vertébrale entraîne une rotation, qui elle, entraîne une déformation des côtes. Cela engendre donc souvent une « bosse » apparente dans le dos, que l’on nomme « gibbosité ». Outre le côté esthétique, la scoliose peut entraîner d’autres problèmes. En effet, elle déstabilise la mécanique de la colonne, ce qui diminue sa stabilité articulaire et entraîne une désorganisation posturale ainsi que des systèmes neurologiques, musculaires et squelettiques.

Comment évaluer rapidement votre enfant

Vous pouvez vérifier si la posture de votre enfant pose problème en évaluant rapidement les éléments suivants : Points à vérifier pour dépister une Scoliose

  • Débalancement des épaules : une est plus haute que l’autre
  • Asymétrie des omoplates : déformation en 3D
  • Angle de la taille : un côté est plus ouvert que l’autre
  • Distance entre les bras et le corps : n’est pas symétrique
  • Hauteur des hanches inégale : impression qu’une jambe est plus courte
  • Gibbosité : « bosse » dans le dos quand l’enfant se penche vers l’avant

Si vous remarquez une anomalie posturale, n’hésitez pas à contacter votre chiropraticien(ne) pour qu’une évaluation complète et appropriée soit effectuée.

Pourquoi consulter

Il est important de prendre en charge rapidement les enfants présentant une scoliose. Plus la scoliose se développe à un jeune âge, plus les risques de progression sont importants. On évalue que, pour une scoliose de 20 degrés, considérée comme étant légère, le risque d’aggravation est de 100% si développée avant l’âge de 10 ans. Le risque augmente à 61% lorsque développée entre 11 et 12 ans. Également, il a été soulevé que 60 à 78% des adolescents avec scoliose ont des maux de dos en comparaison avec 28 à 48% pour ceux sans scoliose.

La progression d’une scoliose entraîne un remodelage au niveau des vertèbres. Par conséquent, plus on attend avant d’agir, plus les vertèbres vont s’ossifier dans la déformation. Avec les suivis chiropratiques, on peut s’attendre à minimiser les risques de développer de la douleur au niveau du dos, de la rigidité et de l’usure prématurée de la colonne vertébrale.

Vos chiropraticiennes sont habilitées à détecter, évaluer et traiter les scolioses. Plus particulièrement, les Dre Massé et Dre Girard, chiropraticiennes, ont suivi des formations d’analyse, de traitement conservateur et de prescription d’exercices spécifiques pour cette condition. Plus la détection d’une scoliose est précoce, meilleures sont les chances de diminuer la progression.

Dans le cadre du mois de la scoliose, Dre Girard, chiropraticienne offrira gratuitement des évaluations de dépistage le vendredi 22 novembre entre 15h et 17h à la clinique. Pour prendre rendez-vous, téléphonez-nous au 450-349-6611.

Références:

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3566258/

https://www.cliniquespinecor.ca/fr/scoliose.php

http://www.posturetek.com/fr/scoliose-pediatrique.html

https://oppq.qc.ca/blogue/scoliose-idiopathique-enfant-adolescent/

Insomnie et massothérapie

Massage thérapeutique à la Clinique Virage Santé

par Rosalie Payette, massothérapeute

Dès la naissance d’un nouveau-né, il est facile à constater à quel point le sommeil est quelque chose de précieux et de fragile, autant pour le bébé que pour les parents. Un sommeil perturbé peut être difficile à récupérer si la situation perdure. À la longue, l’insomnie peut même amener des troubles physiques et mentaux. Chez l’adulte, les recommandations sont de 7 à 9 h de sommeil par nuit afin de se sentir revigoré.

L’insomnie est définie par une incapacité à s’endormir en soirée, par des réveils fréquents et prolongés la nuit, ou encore par un réveil prématuré le matin. Il est reconnu qu’une bonne hygiène de sommeil favorise un bon sommeil. De plus, la massothérapie a été démontrée par plusieurs études comme un bon moyen d’améliorer la qualité du sommeil.

La massothérapie et l’insomnie en quelques points

  • Le massage peut contrer l’insomnie puisqu’il favorise un état de détente et de bien-être. Les manœuvres douces vont apaiser le système nerveux et diminuer le stress. 
  • Le massage peut aider à la diminution de douleurs musculaires. Des douleurs lombaires, par exemple, peuvent déranger la qualité d’une nuit de sommeil. Un massage régulier pour contrer ces douleurs diminuera l’inconfort lors du coucher. 
  • Le massage peut soulager les douleurs au nerf sciatique chez la femme enceinte. Un massage en douceur vers les lombaires et les fessiers calmera l’inconfort et aidera par la suite à se détendre vers un meilleur sommeil.
  • Le massage peut calmer les maux de tête et les migraines. En enlevant des tensions au niveau du cou, le sang pourra se rendre plus facilement à la tête et donc améliorera l’oxygénation du cerveau. 

Pour un bon sommeil

L’automne arrive et cette saison rime avec changement d’heure et diminution de lumière. Le sommeil peut avoir de la difficulté à s’adapter et c’est important de bien le prendre en charge. Voici donc quelques conseils pour l’améliorer.

  • Premièrement, favorisez une régularité dans les heures du coucher et du lever.
  • Évitez les écrans d’ordinateur, télévision, cellulaire avant le coucher. 
  • Évitez les stimulants tels que le café, thé et chocolat durant les quelques heures avant le coucher.
  • Finalement, optez pour une pièce propice à la détente pour vous coucher. Soyez confortable! 

Donc, si vous voyez que votre sommeil a besoin d’être améliorer, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec nos massothérapeutes de la clinique!

* La massothérapie se veut une approche complémentaire qui, lorsqu’elle est adaptée à l’état de santé d’une personne et pratiquée par un massothérapeute bien formé et compétent, peut contribuer à la prise en charge de plusieurs maladies et troubles, dont l’insomnie et autres troubles du sommeil. La massothérapie ne remplace pas un traitement médical. Elle s’inscrit cependant dans une vision d’interdisciplinarité et devrait être prodiguée en complémentarité d’autres disciplines en santé (médecine, soins infirmiers, physiothérapie, chiropratique, acupuncture, etc.).

Source:

Fédération québécoise des massothérapeutes agréés (FQM)

National Sleep Foundation

American Massage Therapy Association. (2012). Massage therapy can help improve sleep – Position statement.

Inserm – La science pour la santé

Une Rentrée en Mouvement

L’équipe de la Clinique Virage Santé s’est elle aussi préparée pour la Rentrée. Voici donc des nouvelles de la part de votre équipe de thérapeutes. Ces dernières ont refait le plein d’énergie cette été et sont prêtes pour la Rentrée.

Tirage de sacs à dos au profit du Club des Petits Déjeuners

La Clinique Virage Santé poursuit la tradition de la Clinique Chiropratique aux 4 Vents, inc. avec son tirage de sacs à dos Louis Garneau en partenariat avec le Club des Petits Déjeuners. Ce concours a vu le jour il y a plus de dix ans. Chaque année, trois sacs à dos (un pour garçon, un pour fille et un pour adulte) sont tirés au sort. Les sacs à dos sont commandités par Louis Garneau et la Clinique Chiropratique aux 4 Vents, inc. Ainsi, 100% des sommes recueillies par la vente des billets de tirage vont au Club des Petits Déjeuners.

Merci infiniment à nos généreux patients!

Cette année, grâce à la générosité de nos patients, nous avons pu amasser 1662$. C’est un record! Merci infiniment à tous d’avoir participé.

Félicitations à nos heureux gagnants: Mme Nathalie Fournier, M. Robert Courchesne et Mme Perle St-Jean.

Les sacs Louis Garneau sont recommandés par les chiropraticiens car ils ont les caractéristiques de sacs ergonomiques. Tout d’abord, ils sont munis d’une ceinture de taille ajustable et d’une attache au niveau de la poitrine. Ensuite, ils ont de bonnes bretelles et un panneau dorsal rembourrés.

En parlant de sac à dos…

L’Association des Chiropraticiens du Québec vient de lancer sa campagne « Il faut ce qu’il faut… Écoute ton chiro! » Par cette campagne, l’Association des Chiropraticiens du Québec souhaite alerter les parents sur les conséquences des mauvaises postures prises par leurs enfants. Du même coup, elle souhaite leur donner des petits trucs qu’ils pourront mettre en pratique pour que leurs enfants (ou eux-mêmes…) adoptent de bonnes habitudes posturales.

Vous y trouverez de bons conseils sur toutes sortes de sujets comme le choix du sac à dos, la bonne posture lors des jeux vidéo ou l’utilisation d’une tablette, la bonne posture en classe, ainsi qu’une routine d’exercices à faire en classe. Pour suivre la campagne, abonnez-vous à notre page Facebook.

Pour la Rentrée, voici donc le vidéo sur le choix et l’ajustement du sac à dos:

StickStretching, Pilates, marche : Session d’automne

Un des aspects de la mission de la clinique est d’aider les gens à atteindre une santé optimale et leur plein potentiel à travers de saines habitudes de vie. L’exercice physique étant un aspect important de la santé, plusieurs cours ont été mis sur pied pour vous aider dans vos objectifs de santé.

Les inscriptions pour les cours de la session d’automne sont maintenant en cours.  La session débutera officiellement la semaine du 23 septembre. Voici l’horaire:

Ateliers.automne.19

Appelez-nous au 450-349-6611 ou envoyez-nous un courriel à info@cliniqueviragesante.com pour vous inscrire.

Nouveau! « Carte Voyageur »

Une « carte voyageur » a été créée pour les gens qui voudraient participer aux différents cours sans s’inscrire à toute une session. Cette carte permet de choisir des cours à la carte. Elle est valide pour 6 mois suivant la date d’achat. Son prix: 60$ pour 6h de cours

Défi « Je Bouge »

Cette année, l’équipe de la Clinique Virage Santé a décidé de s’impliquer dans sa communauté d’une nouvelle façon. L’équipe sera au rendez-vous du 5 km de marche du Défi Je Bouge le 7 septembre prochain. Venez marcher avec nous!

Il faut ce qu’il faut… Écoute ton chiro! – partie 2

Les jeux vidéo et la posture

Un autre sujet souvent abordé lors de nos consultations: la posture adéquate pour s’adonner au jeux vidéo! Voici quelques trucs pour aider les petits et les grands à ne pas s’abîmer le dos en s’adonnant à leurs jeux.

BONNE POSTURE, BONNE LECTURE !

LECTURE AU LIT

Qui n’a jamais passé un moment à lire au lit? Vous vous relevez après quelques heures penché sur votre bouquin favori et vous ressentez alors une grande douleur au cou. Savez‐vous qu’il est important de respecter certaines postures lorsque vous êtes assis au lit?

Lire au lit peut vous sembler une activité bien banale, mais elle peut mettre votre cou à rude épreuve. Lorsque l’on reste longtemps dans une même position, il y a une déformation graduelle qui se produit dans les tissus de soutien de la colonne vertébrale. Les ligaments qui maintiennent les vertèbres en place s’étirent graduellement. Si le ligament devient trop étiré et que la vertèbre est moins bien protégée, le corps produira un spasme musculaire de protection. C’est ce spasme musculaire qui causera de la douleur au cou.

LES SYMPTÔMES

Une mauvaise posture de lecture peut aussi déstabiliser la cage thoracique, ce qui pourrait créer des douleurs entre les omoplates et des élancements jusque dans les bras. Lorsque vous lisez au lit, évitez d’être couché sur le ventre, la tête relevée et le menton pointant vers le haut. Vous risquez ainsi d’irriter les facettes articulaires de la nuque. Les muscles voudront protéger les structures, ce qui augmentera la douleur. Normalement, la douleur diminue après quelques jours, le muscle se détend et le ligament se replace tranquillement. Cependant, le spasme prolongé d’un muscle peut causer l’engorgement de celui‐ci et provoquer des tensions et des maux de tête. Vous pourriez également ressentir des brûlures dans la région musculaire affectée.

LECTURE SUR TABLETTE

La posture souvent adoptée pour la lecture sur les tablettes numériques, soit la flexion du cou accentuée par le poids de la tête penchée vers l’avant, entre autres, peut avoir des conséquences sur la santé neuromusculo‐squelettique des lecteurs. Il existe une forte association entre une posture de la tête vers l’avant et une diminution de la force des muscles respiratoires. Cette posture est reconnue pour entraîner l’élongation musculaire, augmenter les problèmes de tunnels carpiens et augmenter les risques de hernies discales. De plus, lorsque la tête est avancée d’un pouce vers l’avant, cela augmente le poids de celle‐ci sur la colonne vertébrale de dix livres supplémentaires. Finalement, la position de la tête en avant augmente la compression des disques et peut causer une arthrite précoce. Les effets combinés des claviers microscopiques, des postures tendues et des mouvements répétitifs ne sont que quelques‐uns des facteurs qui augmentent les malaises ressentis par les « accros du texto ».

LES SYMPTÔMES

Les symptômes les plus fréquents liés à une position inadéquate pour la lecture sur tablette numérique sont les maux de tête, la raideur de la nuque et du dos, les douleurs aux poignets et aux épaules, des engourdissements dans les mains et la perte de la courbe naturelle du cou pouvant engendrer des problèmes d’arthrose à long terme.

LECTURE SUR FAUTEUIL

Pour une séance de lecture agréable, le mieux est de s’assurer d’être installé dans un fauteuil qui permet au lecteur d’être assis avec le dos bien appuyé. Pour éviter d’avoir à pencher le cou, pensez à utiliser un coussin de lecture. En plus d’épargner votre nuque, le coussin libérera vos bras d’un poids, surtout si vous êtes amateurs de grosses briques. Veillez à amener le livre à vous et non pas à vous pencher vers le support de lecture. Assurez‐vous également de munir votre coin lecture d’un éclairage adéquat. N’utilisez pas de lumière trop vive ou trop tamisée, vous risqueriez de forcer vos yeux inutilement. Pensez
au confort de vos jambes. Évitez de les croiser, cela peut couper la circulation et vous occasionner des « fourmis » dans les jambes! Au besoin, utiliser un petit tabouret ou un pouf pour les surélever.

COMMENT ÉVITER LES DOULEURS ?

  • Prenez des pauses régulièrement.
  • Évitez de fléchir la tête vers l’avant de façon prolongée.
  • Évitez les positions où votre torse serait tordu
  • Quand vous sentez des petits inconforts, pensez à vous relaxer en faisant des mouvements circulaires avec le cou.
  • Déposez votre tablette ou livre sur une table ou un coussin de lecture. Sinon, tentez de supporter vos coudes et de demeurer le dos le plus droit possible.

Si vous avez des torticolis à répétition ou si une douleur occasionnée par une posture de  lecture inadéquate persiste plus d’une semaine, prenez rendez‐vous avec votre docteur  en chiropratique. 

Sources:

Association chiropratique canadienne

Kapandji IA. The Physiology of the Joints, Volume III. 6th ed. London: Churchill Livingstone; 2007

POSTURE EN CLASSE

Tiens‐toi droit! Combien de fois avez‐vous entendu cela enfant et à quelle fréquence le répétez‐vous maintenant à votre progéniture?

En tant que parents, vous êtes déjà sensibilisés à l’importance d’une bonne posture pour préserver une bonne santé neuro‐vertébrale. Vous vous assurez d’offrir à votre enfant un poste d’étude bien ajusté selon sa taille à la maison, mais qu’en est‐il à l’école?

En tant que professeur, vous voyez sûrement vos élèves enrouler les chevilles autour de leurs pattes de chaise ou de pupitre, arrondir le bas du dos en allongeant le haut du corps sur leur bureau, s’asseoir sur une jambe, etc.

En classe, il est beaucoup plus difficile de maximiser la posture de l’élève. Bien souvent, pupitres et chaises ne sont pas ajustables. Voici donc quelques #chirotrucs pour maximiser la posture de l’enfant dans cet environnement.

ASSIS AU PUPITRE, L’ÉLÈVE DOIT :

  •  Coller les fesses au fond de la chaise
  • Appuyer le dos au dossier
  • Déposer les deux pieds au sol

Si les pieds de l’enfant ne touchent pas le sol, il est possible d’utiliser une boîte ou de gros livres pour que l’élève puisse y déposer les pieds.

Pour de longues périodes de lecture, afin d’éviter que l’élève ne fléchisse le cou, le livre peut être déposé sur le coffre à crayon pour lui donner un angle.

Être assis pendant de longues périodes dans une même position n’est pas recommandé. Prenez des pauses souvent en classe. L’Association chiropratique canadienne propose une routine santé de trois minutes spécialement destinée aux enfants, leur permettant de se délier les membres et d’améliorer leur posture. Visionnez‐la en ligne : https://bit.ly/2KIhIHO

POURQUOI FAUT-IL ÉVITER DE CROISER LES JAMBES?

Il faut éviter de croiser les jambes, car ceƩe posture crée un désalignement important du bassin et donc de la colonne vertébrale. Il est également important que les pieds touchent le sol, car sinon, cela crée une pression derrière les cuisses et des tensions dans le bas du dos.

ASSIS AU SOL, L’ÉLÈVE DOIT :

  • S’asseoir en tailleur (jambes croisées, les genoux repliés vers l’extérieur)
  • Garder le cou et le dos droits
  • Relâcher les épaules et garder les coudes près du corps
  • Se placer face à ce qu’il regarde pour éviter les torsions du cou ou du dos

POURQUOI DIT-ON « ASSIS EN TAILLEUR »?

Le muscle sartorius est situé à la cuisse et descend en forme de « s » de la hanche au genou. C’est le plus long muscle du corps humain et c’est grâce à lui qu’il est possible de s’asseoir dans la position dite « en tailleur ». On l’appelle aussi muscle couturier, d’où l’expression !

UTILISATION DU BALLON « SUISSE » EN CLASSE

Utiliser le ballon d’exercice en classe est de plus en plus populaire, et un nombre grandissant d’enseignants choisissent d’y avoir recours. Meilleure posture, mais aussi meilleure concentration, plus grande détente musculaire, moins de fatigue et moins de stress, s’entendent‐ils à dire. Le ballon ne devrait pas être utilisé à la place de la chaise, mais bien comme une alternative afin de varier les postures en classe au fil de la journée. Il est important pour le confort de l’enfant et sa posture que le ballon soit de la bonne dimension. Il
faut que l’élève puisse déposer les pieds au sol avec les genoux fléchis à 90 degrés. Il sera peut‐être nécessaire de dégonfler un peu le ballon pour en arriver à la taille optimale.

Vous avez des questions afin de maximiser le confort, posture et concentration de votre  enfant ou de vos élèves? Demandez conseil à votre chiropraticien.

Sources:

Association des chiropraticiens du Québec

www.chiropractic.ca.

 

S COMME SCOLIOSE

La scoliose est plus qu’un problème esthétique. C’est une colonne vertébrale qui prend la forme d’un « s » pouvant s’aggraver à mesure que progresse la croissance et éventuellement entraîner des problèmes de santé.

S COMME SPIRALE

Imaginez un escalier en colimaçon. La scoliose idiopathique est une déformation en 3D de la colonne vertébrale qui est plus susceptible d’apparaître au moment des fortes poussées de croissance, le plus souvent à la puberté. Selon la gravité de l’affection, la déformation vertébrale occasionne une torsion du rachis plus ou moins importante. Les vertèbres se déploient comme les marches autour de l’escalier pour éventuellement y entraîner, à mesure de sa progression, l’ensemble de l’appareil locomoteur (os, tendons, muscles et ligaments, ainsi que le délicat système nerveux!). La scoliose peut occasionner la déformation du dos, du thorax, de l’abdomen et, dans les cas plus sévères, un affaissement de la cage thoracique et une compression des organes vitaux tels que le cœur et les poumons.

Il est généralement accepté que 80% des scolioses sont d’origine idiopathique, c’est-à-dire de cause inconnue. Malgré cet état de fait, le facteur héréditaire demeure important à considérer, car la scoliose idiopathique est présente également chez d’autres membres de la famille dans 30% des cas selon la Scoliosis Research Society (SRS).

S COMME PROFIL STANDARD

Bien que le Quasimodo de Notre-Dame-de-Paris ait donné un visage masculin aux difformités spinales, la scoliose est une pathologie qui touche majoritairement les individus de sexe féminin. La période la plus à risque pour développer une scoliose idiopathique est à l’adolescence. Par conséquent, pour de meilleurs résultats, il convient donc que le dépistage soit effectué tout juste avant l’apparition des premiers signes de la puberté.

S COMME SIGNES

Prenez donc quelques instants pour observer la posture de votre enfant. A-t-il
toujours de la difficulté à se tenir droit? Une bretelle de son sac à dos tombe continuellement? Il est possible que votre enfant soit atteint de scoliose. Quelques signes vous mettront sur la piste :

  • Bascule des épaules
  • Omoplate proéminente
  • Taille asymétrique
  • Hanche plus haute
  • Bras plus éloigné d’un côté du bassin
  • Bosse dans le dos (gibbosité) en position penchée

S COMME SOLUTIONS

La formation rigoureuse que suivent les docteurs en chiropratique leur permet d’évaluer le niveau de gravité d’une scoliose. Par des ajustements chiropratiques réguliers ils peuvent arriver à assouplir la colonne vertébrale et à améliorer l’équilibre postural du patient. Les ajustements sont des manipulations vertébrales spécifiques visant à rétablir l’équilibre neuromusculo-squelettique.  C’est ainsi que, dans la majorité des cas, ils contribue grandement à soulager la douleur. Par ailleurs, des exercices thérapeutiques ciblés visant à renforcer les muscles de soutien d’une colonne vertébrale tordue peuvent également être prescrits afin d’aider à stabiliser la progression de l’incurvation de la colonne vertébrale.

S COMME SUIVIS

Puisque la scoliose est une pathologie évolutive, la clé pour de meilleurs résultats en est le dépistage précoce et le suivi régulier. Vous avez un doute que votre enfant soit affecté d’une scoliose? Faites-le donc examiner par un professionnel du système neuromusculo-squelettique. Votre chiropraticien sera en mesure de poser un diagnostic chiropratique et de faire une gestion clinique appropriée de la condition de votre enfant.

En aucun cas la scoliose ne devrait être un frein à une vie active et épanouie. Demandez l’aide de votre chiropraticien!

Sources:

Association des chiropraticiens du Québec

Association de la scoliose du Québec

Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique

 

Six mythes tenaces sur la chiropratique déboulonnés!

Par Association des chiropraticiens du Québec

Bon nombre de Canadiens se posent encore des questions sur le rôle des chiropraticiens au sein d’une équipe de soins et sur les bienfaits du traitement chiropratique pour la santé.  Nous tenons aujourd’hui à déboulonner certains mythes bien ancrés :

1. Si vous commencez à voir un chiropraticien, vous devez continuer sans arrêt

Faux. Lorsque vous consultez un chiropraticien, il procède à une évaluation, qui comprend vos antécédents et un examen physique, afin de déterminer la cause de votre douleur ou dysfonctionnement. À la lumière de ces observations, il pose un diagnostic et élabore un plan de traitement. Ce dernier tient compte de vos besoins et objectifs. Il comporte un nombre initial de consultations qui permettent de voir si vous répondez bien au traitement et d’effectuer des réévaluations périodiques. Ainsi, selon le patient et le problème, la durée du traitement recommandé varie. Mais, ultimement, c’est vous qui décidez de poursuivre ou pas. En tant que patient, si vous avez des questions ou des préoccupations sur le traitement conseillé, vous ne devez pas hésiter à les aborder avec votre chiropraticien. Le plan de traitement doit être le fruit d’une décision partagée entre le patient et le praticien.

2. Les chiropraticiens ne sont pas de « vrais » docteurs

Tout comme les médecins, les optométristes et les dentistes, les chiropraticiens sont membres d’une profession réglementée dans les dix provinces. De plus, ils sont autorisés à porter le titre de « docteur » aux termes d’un programme de formation rigoureux de docteur en chiropratique. Les professionnels agréés comme « docteur » ont suivi une formation exhaustive dans leur domaine d’expertise qui les autorise notamment à poser un diagnostic.

3. Pour consulter un chiropraticien, il faut d’abord voir un médecin

Dans toutes les provinces du Canada, les chiropraticiens sont des professionnels de première ligne. Ce qui signifie que vous pouvez les consulter directement*. Les chiropraticiens possèdent une solide formation de diagnosticien. À ce titre, ils effectuent un examen complet qui leur permet de poser un diagnostic ou de formuler des impressions cliniques. Selon le résultat, le chiropraticien vous présente un programme de traitement ou vous dirige vers un autre professionnel de la santé. Toutefois, dans le cadre de certains régimes complémentaires, votre assureur peut exiger que vous soyez dirigé en chiropratique par un médecin.

*À l’exception du Québec, où une référence médicale est nécessaire pour les patients CNESST et SAAQ.

4. Il n’existe aucune preuve de l’efficacité de la chiropratique

On remet parfois en question l’efficacité du traitement chiropratique. Or, des chercheurs issus de la chiropratique et d’autres professions ont mené beaucoup d’études pour rassembler des données probantes qui témoignent de l’effet des thérapies manuelles sur les problèmes musculosquelettiques. Ainsi, on a démontré l’efficacité de la manipulation vertébrale et articulaire dans des cas de problèmes musculosquelettiques aigus et chroniques comme la dorsalgie. En fait, en cas de dorsalgie, la manipulation vertébrale est recommandée comme intervention de première ligne dans les guides de pratique clinique du Groupe de travail de la Décennie des os et des articulations1, de l’American College of Physicians, de l’American Pain Society2 et du Britain’s National Institute of Health and Care Excellence3.

5. Les chiropraticiens ne peuvent traiter que les douleurs dorsales

Les chiropraticiens sont des experts en santé musculosquelettique qui sont formés pour évaluer, diagnostiquer, traiter et prévenir les problèmes biomécaniques de nature musculaire, squelettique et nerveuse. Outre son efficacité dans le traitement des troubles musculosquelettiques liés à la colonne, on a également démontré ses bienfaits dans le traitement des membres, des céphalées et même de l’articulation temporomandibulaire (ATM)4,5,6. Les chiropraticiens peuvent également vous prodiguer des conseils sur les habitudes de vie – nutrition, condition physique, ergonomie, etc. – qui contribuent au traitement et à la prévention de nombreux problèmes de santé. La santé de votre système musculosquelettique ne se limite pas à la santé de la colonne vertébrale; pour mener une vie saine et harmonieuse, vous devez prendre pleinement conscience de votre santé!

6. L’ajustement est douloureux

En général, un ajustement ou une manipulation articulaire ne provoque pas de douleur. En fait, de nombreux patients font état d’un soulagement immédiat. Certains patients peuvent être nerveux en raison du « craquement » ou du petit bruit sec qui se produit parfois durant un ajustement. Il semble que ce soit le résultat du relâchement d’une bulle de gaz de l’articulation – comme le craquement des articulations des jointures!

Il est important de poser des questions sur votre santé et sur le choix des traitements qui s’offrent à vous. En matière de soins, nous sommes partenaires. En effet, votre participation est essentielle pour que nous puissions vous offrir des soins optimaux qui répondent à vos objectifs. De plus, en tant que professionnels, nous devons cerner l’information dont vous avez besoin pour prendre des décisions éclairées. Nous avons besoin de votre opinion ! Si vous avez d’autres questions sur la chiropratique, consultez un chiropraticien de votre région.

Source texte: Association chiropratique canadienne (https://www.chiropractic.ca/fr/blogue/les-trois-mythes-les-plus-tenaces-sur-la-chiropratique/ dernière consultation 4 mai 2018)
Source Vidéo: Association des chiropraticiens du Québec

 

Références:

1Haldeman, S., Carroll, L., Cassidy, J., Schubert, J., & Nygren, A. (2008). The bone and joint decade 2000–2010 task force on neck pain and its associated disorders: Executive summary. Spine, 33(4S), S5-S7. 

2Chou, E., Qaseem, A., Snow, V., Casey, D., Cross, T., Shekelle, P., & Owens, D. (2007). Diagnosis and treatment of low back pain: A joint clinical practice guideline from the American College of Physicians and the American Pain Society. Annals of Internal Medicine, 147(7), 478-491. 

3National Institute for Health and Clinical Excellence. (2009). Low back pain early management of persistent non-specific low back pain. Londres, Angleterre. 

4Hoskins, W., McHardy, A., Pollard, H., Windsham, R., & Onley, R. (2006). Chiropractic treatment of lower extremity conditions: a literature review. Journal of manipulative and physiological therapeutics, 29(8), 658-671. 

5McHardy, A., Hoskins, W., Pollard, H., Onley, R., & Windsham, R. (2008). Chiropractic treatment of upper extremity conditions: a systematic review. Journal of manipulative and physiological therapeutics, 31(2), 146-159. 

6Bryans, R., Descarreaux, M., Duranleau, M., Marcoux, H., Potter, B., Reugg, R., White, E., & , (2011). Evidence-based guidelines for the chiropractic treatment of adults with headache. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics, 34(5), 274-289.