Kinésiologie et grossesse : Témoignage d’une patiente

Cette semaine nous avons la chance de vous partager le témoignage d’une de nos patientes suite à son expérience avec notre Kinésiologue.

Témoignage

« J’ai suivi un entraînement continu durant ma grossesse avec la kinésiologue Estelle Remy, à raison d’une fois par semaine. Au départ, elle s’est avisée de prendre en compte ma condition physique, mes blessures passées et les objectifs de ce retour au sport. En plus de nos rencontres hebdomadaires, Estelle m’a fait plusieurs programmes d’entraînement sur mesure pour la maison en s’assurant que je sois toujours à l’aise dans les mouvements.

Dès le tout début, elle s’est montrée super attentive, et à l’écoute de mes besoins et mes limites. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la grande variété des exercices! Les cours comprennent un échauffement cardiovasculaire, de la musculation et des étirements. Nous avons donc fait des exercices ciblés pour renforcer les muscles sollicités durant la grossesse, évitant ainsi les douleurs associées, et en vue de l’allaitement (épaule, dos, bras) et de la vie de jeune maman! À certains moments, les entrainements ressemblaient aussi à du yoga ou du pilates afin d’assouplir ces parties du corps et d’adapter l’activité à mon rythme. Les cours d’Estelle sont véritablement sur mesure et c’est ce que j’ai le plus apprécié de mon expérience.

J’ai eu une fabuleuse grossesse et je suis certaine qu’Estelle y est pour beaucoup! C’est une thérapeute professionnelle et conviviale. J’ai déjà hâte de la retrouver pour recommencer. » Élyse Guay (septembre 2020).

Forfaits de la rentrée

Si comme Élyse vous êtes intéressé par un suivi en kinésiologie, consultez nos forfaits  disponibles jusqu’au 1er novembre.

En attendant, vous pouvez aussi consulter notre article sur les bienfaits de l’activité physique pendant la grossesse. Ce dernier est disponible sur notre blogue.

Pour toutes questions, n’hésitez pas à nous contacter à la clinique au 450-349-6611, au plaisir de vous y voir.

Motivation et Kinésiologie

La motivation, notre meilleur ami, mais aussi notre pire cauchemar !

La motivation est probablement l’embuche la plus répandue en matière d’activité physique. Au début de votre activité, vous êtes très motivés, mais après quelques semaines, la motivation commence à diminuer. Puis un jour, vous réalisez que cela fait plusieurs semaines que vous n’avez pas bougé.

Votre kinésiologue est là pour vous aider à passer à travers cette période et à la prévenir.

Types de motivation :

La motivation vous permet d’apporter un changement dans votre vie. Elle vous pousse à changer que ce soit dans votre alimentation ou dans le choix d’activité physique (Deci et Ryan, 2008). La motivation a différentes origines. Elle peut être extrinsèque, c’est-à-dire que le changement vient de l’extérieur. À l’inverse, lorsque quelque chose d’ancré en nous amène le changement alors la motivation est intrinsèque.

Par exemple, vous commencez à bouger parce que vous avez peur que votre médecin vous fasse la morale. C’est donc une motivation extrinsèque, car vous voyez la possibilité d’une sanction. En revanche, si l’envie de bouger vient d’un désir de jouer avec vos petits-enfants, alors la motivation est intrinsèque, car elle provient d’un besoin psychosocial. Dans la plupart des cas, la motivation d’origine intrinsèque a une plus grande portée que celle d’origine extrinsèque. En effet, pour les motivations extrinsèques, si on élimine le risque de sanction ou la récompense alors il n’y a plus de raison de poursuivre le changement de comportement.

La motivation est une notion complexe et pourtant clé dans le changement de vos comportements. Elle est à l’origine même du processus de changement de comportement (Deci et Ryan 2008). Le kinésiologue peut avoir un rôle clé dans ce processus pour aider le client à avancer et maintenir sa motivation.

Entrevue motivationnelle :

Pour aider son client à bâtir et maintenir sa motivation, le kinésiologue peut utiliser un outil appelé « l’entrevue motivationnelle ». Cette technique se centre sur le client et son objectif. Elle permet de discuter avec le client des raisons qui le poussent à apporter un changement (Miller et Rollnick 2005). L’évocation du changement est basée sur ce que vit le client, ses valeurs et ses intérêts. Le processus de changement de comportement n’est pas une chose facile et est semé d’embuches. En effet, il se peut que vous ne soyez pas encore prêt à bouger selon votre avancement dans le processus du changement.  Si vous avez commencé à bouger, le défi est alors de le maintenir, car vous pouvez avoir une phase de rechute ou complètement arrêter de bouger.

Lors d’une entrevue motivationnelle, votre kinésiologue pourra identifier à quel niveau du stade de changement de comportement vous vous trouvez. Il pourra regarder avec vous la prochaine étape à atteindre et surtout identifier les raisons des précédentes rechutes afin de vous aider à les prévenir et pouvoir ainsi maintenir l’activité physique dans votre quotidien.

Sources:

Deci, E. L., et Ryan, R. M. (2008). Favoriser la motivation optimale et la santé mentale dans les divers milieux de vie. Psychologie canadienne, 49 (1), 14-23 

Miller, R.W. et Rollnick, S. (2005).L’entretien motivationnel. 2eédition.Paris : InterEditions.

Activité physique et grossesse

La grossesse apporte de nombreux changements au niveau du corps. Avec ces changements, l’activité physique devient d’autant plus importante. Pour certaines femmes, cette période est donc l’occasion de démarrer l’activité physique, tandis que pour d’autres, c’est de maintenir leurs activités tout en les adaptant.

L’activité physique durant la grossesse a plusieurs bienfaits pour la santé. Bouger permet entre autre de prévenir le gain de poids excessif, réduire les risques de diabète de grossesse, réduire le stress, l’anxiété, diminuer la fatigue et une augmentation du sentiment de bien être (Evenson, K. R et al., 2014).

Douleurs pendant la grossesse

Tous ces changements peuvent parfois apporter des douleurs. Lors de la grossesse, les douleurs musculosquelettiques les plus courantes sont les lombalgies et les douleurs au niveau de la ceinture pelvienne. Par ailleurs, l’activité physique serait efficace dans la prévention secondaire des lombalgies chez la femme enceinte en réduisant l’intensité de la douleur, les incapacités et les arrêts de travail qui lui sont associés. De plus, l’activité physique permettrait de diminuer les nouveaux arrêts de travail en lien avec les lombalgies. En particulier, les exercices qui améliorent la force et l’endurance musculaire seraient plus efficaces dans la prévention de nouveaux épisodes de lombalgie. Lorsque ceux-ci sont commencés avant le début de la grossesse, ils pourraient avoir un effet sur les douleurs de la ceinture pelvienne pendant la grossesse ou du moins pendant le premier trimestre. (Shiri, R., Coggon, D. et Falah‐Hassani, K., 2017).

Recommandation en matière d’activité physique

Au niveau des recommandations pendant la grossesse, les sports comportant des risques de chutes, de traumatismes et de collisions devraient être évités. La pratique d’activité physique devrait être entre 3 et 4 fois par semaine pendant au moins 15 minutes. Par la suite, la durée peut augmenter graduellement pour aller jusqu’à 30 minutes. De plus, une activité d’intensité modérée comporterait moins de risque pour la femme enceinte.

Parmi les facteurs à considérer lors du choix de l’activité physique, en voici quelques-uns:

  • Les activités devraient être dynamiques et prendre en compte de grande masse musculaire comme la marche ou le vélo. (American College of Sports Medicine, 2013)
  • Deuxièmement, la position couchée devrait être évitée après le premier trimestre ou après 16 semaines. (Evenson, K. R et al., 2014)
  • Troisièmement, on doit adapté notre activité à notre fréquence cardiaque. Au repos, la fréquence cardiaque est augmentée de 10 à 15 BPM. À des niveaux maximaux, la réponse cardiaque est affaiblie. Le test de la parole est un bon indicateur, si la personne est encore capable de parler pendant l’activité c’est que le niveau est acceptable. (DE LA SCPE, E. T., 2003)

En résumé, la pratique d’activité physique est recommandée chez les femmes enceintes. D’autant plus qu’elle n’augmente pas les risques d’issues indésirables de la grossesse. Elle a surtout pour objectif de maintenir un certain niveau de forme physique (DE LA SCPE, E. T., 2003). De plus, il semblerait que l’activité physique aide les douleurs occasionnées par la grossesse tout comme la massothérapie et les traitements chiropratiques.

Sources:

American College of Sports Medicine. (2013). ACSM’s guidelines for exercise testing and prescription. Lippincott Williams & Wilkins.

DE LA SCPE, E. T. (2003). L’exercice physique pendant la grossesse et le post-partum. JOGC, 2.

Evenson, K. R., Barakat, R., Brown, W. J., Dargent-Molina, P., Haruna, M., Mikkelsen, E. M., … et Yeo, S. (2014). Guidelines for physical activity during pregnancy: comparisons from around the world. American journal of lifestyle medicine8(2), 102-121.

Shiri, R., Coggon, D., & Falah‐Hassani, K. (2017). Exercise for the prevention of low back and pelvic girdle pain in pregnancy: A meta‐analysis of randomized controlled trials. European Journal of Pain.

Rester actif malgré la quarantaine !

Non non la quarantaine n’est pas une raison pour arrêter de bouger, bien au contraire ! Les deux premières parties montreront que bouger est bénéfique autant pour votre santé physique que mentale. La dernière partie vous donnera cinq idées d’activités à faire seule ou avec vos enfants pour rester actif en cette période de quarantaine.

Bouger est bon pour votre corps

Comme expliqué dans les articles précédents, l’activité physique aide différents maux. Par exemple pour des personnes atteintes de lombalgie ou de fibromyalgie, l’activité physique permet de diminuer les douleurs et d’améliorer la capacité fonctionnelle des individus. De plus, dans les cas de lombalgies, bouger permet aussi de diminuer les risques de nouvelles blessures.

L’activité physique est également bénéfique à des personnes atteintes d’arthrose. L’arthrose est une maladie chronique qui atteint le cartilage des articulations. Cette détérioration du cartilage apporte souvent son lot de douleur et de la difficulté à se mouvoir. Aucun remède miracle n’existe pour les personnes souffrant d’arthrose. Dans les stades les plus précoces, les traitements pharmacologiques et non pharmacologiques visent à diminuer les douleurs et limiter la perte de fonctionnalité. Pour les cas les plus graves, une opération visant à remplacer l’articulation s’avère nécessaire. Cependant, avant d’en arriver là, l’activité physique peut être bénéfique pour vous. En effet, elle permet de maintenir une bonne mobilité articulaire, une force suffisante de la musculature attenante et ainsi réduire les douleurs (3).

Bouger fait du bien au moral

L’activité physique a des biens faits sur la santé mentale. En effet, un article précédent expliquait que bouger est bénéfique pour des individus souffrant de problèmes de santé mentale, par exemple la dépression. Ainsi, une personne qui augmente ses niveaux d’activité physique diminue les risques de retomber en dépression. De plus, l’activité physique peut être variée et à la portée de tous, comme la marche ou le jardinage (1).

La pratique d’une activité physique est également bénéfique dans des cas de stress et d’anxiété. La situation actuelle amène son lot d’incertitudes ce qui peut créer de l’anxiété chez certains d’entre nous. Pour certaines personnes, l’anxiété peut amener des risques plus élevés de développer une maladie cardiovasculaire. Bouger permet d’avoir un sentiment de bien-être, de réguler les fonctions cardiaques, en particulier la variabilité des battements. Finalement, la pratique d’activité physique améliore les symptômes reliés à l’anxiété (2).

5 idées d’activités à faire

Évidemment, en cette période de confinement, vous ne pouvez plus assister à vos cours de Zumba, de soccer ou encore amener vos enfants à leurs pratiques de hockey. Dans ces circonstances, je vous donne quelques idées pour bouger seul ou avec vos enfants.

N°1 : Les pauses exercices

Si vous travaillez de la maison, ne négligez pas les pauses actives. En effet, pour ceux qui ne vont plus au travail, vos déplacements sont limités. Vous n’avez plus à marcher pour vous rendre au métro ou à l’autobus, plus d’escalier à monter pour changer d’étages ou assister à vos réunions. En restant à la maison, être assis pendant 4h de temps est facile et on ne s’en rend parfois même pas compte. Les pauses exercices peuvent vous paraître insignifiantes, mais celles-ci vous permettront d’avoir une meilleure concentration dans vos périodes de travail. Mettez une alarme au moins chaque heure pour faire 5 min d’exercices. Par exemple, vous pouvez faire le tour de votre jardin, monter 3 fois votre escalier, quelques genoux hauts ou faire quelques étirements et vous serez prêt à vous remettre au travail.

N°2 : La marche

Elle est l’une des activités cardiovasculaires les plus accessibles à tous. Pour certains, avoir l’objectif de marcher 10 min en continu sera une première. Pour d’autres, vous pourriez agrémenter vos marches de plusieurs façons selon votre niveau, par exemple faire de petites pauses exercices/étirements. Vous pourriez aussi alterner une marche tranquille avec une marche rapide. Les portions plus rapides permettront de faire pomper plus rapidement le cœur et ainsi en recueillir les bienfaits. Pour les plus avancés qui souhaitent s’initier à la course à pied, une alternance entre la marche et la course est une bonne option pour commencer.

N°3 : Les cours virtuels

Pour toutes les personnes qui suivent d’habitude des cours de groupes, une version virtuelle a pu être mise en place par votre professeur. Pour tous ceux qui n’ont jamais osé y participer par peur de jugement ou due au déplacement, vous pouvez profiter de cette période pour les essayer dans le confort de votre salon. Cependant, faites attention de bien choisir vos cours. Je préconiserais un cours en direct plutôt que des vidéos préenregistrées. Le direct permettra d’avoir un instructeur capable de répondre à vos questions ou vous donner des alternatives si un mouvement est trop difficile pour vous. Bonne nouvelle! La Clinique Virage Santé a mit en place une session de cours virtuels pour le mois d’avril.

N°4 : Les parcours à obstacle

Les parcours d’obstacles sont une excellente option pour ceux qui ont des enfants à la maison et qui se demandent comment les occuper pendant ce confinement. Ils sont faciles à adapter selon votre espace. Bien entendu, vous n’aurez pas le même parcours si vous avez une grande cour extérieure ou seulement le salon de votre condo. Ramper sous la table de la cuisine, marcher en canard dans le couloir et terminer en marchant sur un fil imaginaire constituent un bon parcours de départ. Ces parcours permettent à vos enfants de se dépenser un peu, de voir leurs améliorations s’ils se les font régulièrement et améliorer leur développement moteur. Pour le reste, laissez libre cours à voter imagination et celle de vos enfants.

N°5 : Les tâches ménagères et le jardinage

Et oui, passer le balai et laver votre bain peuvent être considérées comme une activité physique. Certes, ce sont des activités plus légères, mais pour des personnes âgées ou avec des conditions particulières, les tâches ménagères rentrent dans la liste des activités physiques.

Avec le beau temps, le jardinage est également physique dû aux positions adoptées et par la durée. Néanmoins, en faisant votre ménage ou en jardinant, il est important de faire attention à votre posture. Le jardinage et le ménage demandent d’adopter des positions exigües qui peuvent provoquer des blessures ou des maux de dos. D’autre part, il est important de garder les abdominaux contracter lorsque vous levez des charges et de plier les genoux au lieu de se pencher pour ramasser quelque chose. De plus, vous devez changer de position souvent pour éviter que des tensions apparaissent. Un échauffement avant et un étirement après de votre activité sont importants. Les étirements sont bénéfiques sur les tensions causées par l’activité et celles causées par le stress de la situation actuelle.

 

Votre charge de travail a diminué et vous n’êtes plus une heure et demie le matin et le soir dans le trafic dû au télétravail. Pourquoi n’utiliseriez-vous pas ce temps pour commencer à bouger et intégrer l’activité physique à notre quotidien afin de prendre de saines habitudes de vie ?

Sources:

  1. Mammen, G., et Faulkner, G. (2013). Physical activity and the prevention of depression: a systematic review of prospective studies. American journal of preventive medicine45(5), 649-657
  2. Stubbs, B., Vancampfort, D., Rosenbaum, S., Firth, J., Cosco, T., Veronese, N., … & Schuch, F. B. (2017). An examination of the anxiolytic effects of exercise for people with anxiety and stress-related disorders: A meta-analysis. Psychiatry Research249, 102-108.
  3. Vaishya, R., Pariyo, G. B., Agarwal, A. K., & Vijay, V. (2016). Non-operative management of osteoarthritis of the knee joint. Journal of clinical orthopaedics and trauma7(3), 170-176.

L’activité physique un allié pour la santé mentale

La dépression est l’une des formes les plus connues des troubles de la santé mentale. Dans les pays développés, de 12 à 32 % de la population a des symptômes de dépression ou d’anxiété (3). À travers le monde, la dépression affecte plus de 340 millions de personnes. (2). Évidemment, la prise d’une médication adaptée ainsi que la consultation d’un psychologue, sont parmi les stratégies les plus connues. Mais il existe différents outils à la portée d’une personne atteinte par la dépression ou l’anxiété.

Bouger : un outil indispensable

Dans les dernières années, l’activité physique a reçu un grand intérêt comme traitement de la dépression. En effet, l’activité physique améliore les capacités fonctionnelles, cognitives et le bien-être chez un individu. De plus, elle peut diminuer ou prévenir les effets de plusieurs troubles mentaux et physiques, incluant l’anxiété et la dépression (2). En revanche, l’inactivité a été associée au développement de troubles mentaux. Une absence d’activité physique peut avoir des effets nocifs sur la santé et le bien-être (4).

Toutes les études ne sont pas en accord sur la fréquence de pratique d’activité physique. Pour certaines, être actif plus d’une fois par semaine diminuerait les risques de dépression. Cependant pour d’autres, ces effets positifs ne seraient pas présents en dessous de deux fois par semaine. En revanche, les individus qui augmenteraient leur niveau d’activité physique réduiraient leurs risques de développer des dépressions subséquentes. Selon les études, la marche permettrait de réduire les risques de dépression aux alentours de 60 %, même à faible niveau. Celle-ci n’est pas la seule activité impliquée, il semblerait que chez des personnes sédentaires, le jardinage permettrait aussi de réduire les risques (1).

Le physique mais pas seulement

À travers la littérature, on constate que la majorité des interventions en activités physiques se font avec des séances de type aérobie et très peu d’étude utilise le port de charges même si il peut aussi apporter des bienfaits.

La partie physique de l’activité n’est pas le seul élément à avoir un effet important sur la dépression. En effet, d’autres aspects de l’activité physique ont une importance, comme l’augmentation de l’estime personnelle et de l’efficacité personnelle, l’augmentation du support social et l’amélioration des habiletés de « coping », c’est à dire les habiletés à réagir au stress (2). L’activité physique qu’elle soit pratiquée de manière individuelle ou en groupe permettrait la réduction des symptômes dépressifs. Cependant, les activités de groupes sont à considérer pour les aspects sociaux et motivationnels.

Généralement, les sessions de 30 à 45 minutes sont préférables. La motivation du client est modulable et elle est donc un facteur non négligeable.

Tous ces facteurs sont à considérer dans le choix des activités physiques. Cependant, les activités physiques trop strictes auraient l’effet inverse (2). Les individus déjà actifs devraient au moins maintenir leurs niveaux d’activité physique, contrairement aux individus inactifs qui devraient l’augmenter s’ils veulent bénéficier de la protection contre le développement de la dépression (1).

D’autres outils à notre portée

Aux vues de la littérature, il semblerait que la pratique d’activité physique ait un impact positif dans la diminution des risques de dépression. Cependant, celle-ci n’est pas la seule piste non pharmacologique pouvant augmenter la sensation de bien-être chez les individus aux prises avec des troubles de santé mentale. La massothérapie, la chiropratique et l’acupuncture peuvent être des alliés de choix.

Sources :

  1. Mammen, G., et Faulkner, G. (2013). Physical activity and the prevention of depression: a systematic review of prospective studies. American journal of preventive medicine45(5), 649-657
  2. Nyström, M. B., Neely, G., Hassmén, P., et Carlbring, P. (2015). Treating major depression with physical activity: a systematic overview with recommendations. Cognitive behaviour therapy44(4), 341-352.
  3. Rebar, A. L., Stanton, R., Geard, D., Short, C., Duncan, M. J., et Vandelanotte, C. (2015). A meta-meta-analysis of the effect of physical activity on depression and anxiety in non-clinical adult populations. Health psychology review9(3), 366-378.
  4. Ströhle, A. (2009). Physical activity, exercise, depression and anxiety disorders. Journal of neural transmission116(6), 777.

Un dos en santé pour la nouvelle année !

Dans nos sociétés actuelles, la récurrence des problèmes de dos s’avère indéniable. Cet article se concentrera sur les douleurs lombaires (lombalgies) et comment une personne en souffrance peut retrouver et garder un dos en santé.

Qu’est-ce que la lombalgie ?

Les lombalgies sont des douleurs que l’on peut ressentir au niveau du bas du dos soit les lombaires. À l’heure actuelle, elles sont dans les premières causes d’arrêt de travail (2). L’obésité et le port de charge lourde représentent des facteurs de risques dans le développement d’une lombalgie (3).

Développement de la chronicité

Sans traitement approprié, ces douleurs peuvent devenir chroniques. Les personnes de plus de 50 ans souffrent trois à quatre fois plus de la lombalgie chronique que celles âgées de 18 à 30 ans. D’autre part, les personnes qui travaillent dans un bureau devant un ordinateur ont tendance à devenir plus sédentaires. Par conséquent, les faiblesses musculaires engendrées par l’emploi occupé augmentent la possibilité de développer une lombalgie chronique. Finalement, les habitudes de vie et l’obésité ne sont pas seulement des facteurs de risque de la lombalgie, mais aussi du développement de sa chronicité. En effet, le fait d’être en surpoids augmente la charge qui est appliquée au niveau de nos vertèbres. Cette charge prédispose une dégénérescence de la colonne lombaire. Elle augmente ainsi les risques de blessure et de développer de la chronicité (4).

Retrouver et conserver un dos en santé

Plusieurs études se sont attardées sur l’effet de l’activité physique chez les patients souffrant de lombalgies chroniques.

Pilates et autres programme

La méthode Pilates consiste à utiliser l’esprit et le corps dans des exercices. Elle se concentre sur la stabilisation des muscles du tronc, le contrôle musculaire, la respiration, le renforcement, la flexibilité et la posture. Le Pilates a été comparé à d’autres méthodes d’exercices mais elle s’est avéré plus efficace dans la réduction des douleurs et la réduction des incapacités (5).

La méthode Pilates n’est pas la seule activité physique qui peut aider le patient à retrouver et conserver un dos en pleine santé. La lombalgie chronique est associée à une perturbation du patron d’activation musculaire, une faiblesse et une augmentation de la fatigabilité des muscles du tronc. En tenant compte de cela, la réhabilitation par l’exercice devrait favoriser une augmentation de la stabilité lombaire en impliquant la musculature autour de la colonne vertébrale (6).

Les programmes de coordination et de stabilisation se concentrent sur le renforcement des muscles du « core ». Ce sont ses muscles de la ceinture abdominale qui contribue à la stabilisation lombo-pelvienne. De part ce fait, ils aident à la stabilité et au support de la colonne. La majorité des programmes combine des exercices en force, en endurance, en flexibilité ainsi qu’un volet aérobie. Des exercices personnalisés aux besoins du patient permettent l’amélioration significative de la force, endurance et flexibilité des muscles du tronc et ainsi la capacité fonctionnelle (6).

Une approche multidisciplinaire

L’activité physique associée à d’autres disciplines permet une santé du dos plus optimale. En effet, une approche multidisciplinaire permettra d’avoir une vision globale de la situation. La massothérapie, l’acupuncture et la chiropratique sont des disciplines pouvant intervenir à différents moments de la lombalgie. En effet, la combinaison de plusieurs professionnels va pouvoir aider un patient avec des douleurs mais aussi prévenir une éventuelle rechute.

Par exemple, les contractures musculaires sont difficiles à éliminer seules par l’activité physique. C’est pourquoi, la massothérapie a un rôle à jouer dans la gestion des lombalgies. En effet, selon la technique utilisée, un massothérapeute détend les tensions musculaires, diminue le stress occasionné par la situation et aide le patient à retrouver le sommeil (1).

Les lombalgies peuvent être le signe d’un dysfonctionnement au niveau de la mobilité des vertèbres lombaires. L’examen chiropratique aura pour but de déterminer la source de ce dysfonctionnement. Ce dernier pourra par la suite être corrigé par des manipulations vertébrales et un travail des tissus mous.

En conclusion, la pratique d’une activité physique permet la diminution significative de la douleur chez les personnes atteintes de lombalgie chronique. Le mouvement est l’une des clés d’un dos en santé.

Sources :

  1. Fédération québécoise des massothérapeutes agréés. (2018) La massothérapie dans la prise en charge de la fibromyalgie. Repéré à https://www.fqm.qc.ca/massotherapie-et-lombalgies/
  2. Lawand P., Lombardi I.J., Jones A., Sardim C., Ribeiro L.H. et Natour J. (2015). Les effets d’un programme d’étirements musculaires selon la méthode de rééducation posturale globale (RPG) sur les patients souffrant de lombalgie chronique : un essai randomisé contrôlé. Revue du rhumatisme, 82(5),322-326.
  3. Magee D.J., Zachazewski J.E., Quillen W.S. et Manske R.C. (2016). Pathology and intervention in musculoskeletal rehabilitation(2èmeéd.). États-Unis : Elservier Inc.
  4. Meucci R.D., Fassa A.G. et Faria N.M.X. (2015). Prevalence of chronic low back pain : systematic review. Revista de Saúde Pública, 49(1), 1-10.
  5. Patti A., Bianco A., Paoli A., Messina G., Montalto M.A., Bellafiore M., Battaglia G., Iovane A. et Palma A. (2015). Effects of Pilates Exercise Programs in People With Chronic Low Back Pain : A Systematic Review. Medicine, 94(4), 1-9.
  6. Searle A., Spink M., Ho A. et Chuter V. (2015). Exercise interventions for the treatment of chronic low back pain : a systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. Clinical Rehabilitation, 29(12), 1155-1167.

Bouger avec la fibromyalgie

Au cours des dernières années, le nombre de personnes diagnostiqué de fibromyalgie ne cesse d’augmenter. Néanmoins, au sein de la population, cette maladie reste peu connue et souvent mal comprise. Cet article répondra à deux questions primordiales pour une meilleure compréhension de cette maladie. Qu’est-ce que la fibromyalgie ? Quelles sont les stratégies utilisées pour gérer la douleur ?

Qu’est-ce que la fibromyalgie ?

Plus de 8% de la population est atteinte par ce syndrome, qui touche plus souvent le sexe féminin (7 ; 4). Ce chiffre varie selon les cultures, les pays et les groupes ethniques (5). Au Canada il y aurait entre 2 % et 3,3 % de personnes qui serait affectée (6). Néanmoins, la fibromyalgie reste difficile à identifier dû à plusieurs diagnostics ayant des similarités avec cette maladie (4). Il n’existe actuellement pas de tests diagnostic pour la fibromyalgie. D’autres part, certains tests seront nécessaires afin d’éliminer les autres problèmes de santé présentant des similarités avec la fibromyalgie.

La fibromyalgie est un syndrome chronique. Selon les dernières recherches, il semblerait que ce serait un désordre central de la modulation des messages douloureux dans les voies neurologiques de la douleur.

Le principal symptôme est donc la douleur chronique. Cette douleur survient dans les muscles et les articulations sans qu’ils soient physiquement affectés. Le terme chronique signifie des douleurs ressenties de manière continue depuis au moins trois mois. Celles-ci peuvent varier dans la vie de tous les jours, certains facteurs environnementaux ou encore le stress peuvent l’affecter (7).

Cependant, la douleur n’est pas le seul symptôme associé à la fibromyalgie. Effectivement, la fatigue, le sommeil non réparateur, des troubles de l’humeur et bien d’autres sont des symptômes susceptibles de toucher les personnes atteintes de ce syndrome. La maladie se manifeste de manière très différente d’une personne à l’autre d’où la nécessité par le praticien d’adopter une démarche centrée sur le patient lors du traitement (4). Ainsi, une approche combinant des traitements pharmacologiques et non pharmacologiques est recommandée. Nous verrons ici comment gérer les douleurs avec un traitement non pharmacologique (4).

Comment gérer les douleurs ?

De récentes études ont montré que la combinaison d’un traitement pharmacologique et non pharmacologique dans la gestion des douleurs et de la chronicité serait idéale. Une approche interdisciplinaire avec une participation active du patient dans tout le processus serait à privilégier (5). Certes, l’éducation du patient sur ce qu’est la fibromyalgie, ce qu’elle implique est primordial (5), mais le patient doit également comprendre qu’une approche intégrant de l’activité physique n’est pas dangereuse pour sa condition, et même recommandée.

Avec l’activité physique ?

L’activité physique a des bienfaits sur le plan physique et moral. Elle permet de conserver une capacité fonctionnelle, de diminuer les douleurs, d’améliorer le bien-être général et le sentiment d’auto-efficacité (4).

Il existe différentes activités, par exemple les activités aquatiques, l’entrainement cardiovasculaire et le Pilates. En effet, bouger dans l’eau permet des changements physiologiques améliorant les douleurs par une diminution des niveaux de fatigue et une amélioration de la qualité de vie des personnes. L’entrainement cardiovasculaire/aérobie permet également d’avoir un impact positif sur les symptômes ressentis et la capacité fonctionnelle (2). Les activités devraient commencer avec une intensité faible et tranquillement tendre vers une intensité moyenne pour améliorer la fonctionnalité, l’humeur et les douleurs (5).

Le Pilates aurait aussi un impact sur les diminutions des douleurs en comparaison à de simples exercices d’étirements ou de relaxation, ainsi qu’une amélioration de la flexibilité des participants (1). Malheureusement, les bienfaits du Pilates ou l’aérobie ne sont constatés qu’à court terme dû à une perte d’adhérence de la part des participants (2 ; 1). Ainsi, quel que soit l’activité choisie, l’importance est d’en faire sur du long terme afin de bénéficier de ses effets le plus longtemps possible.

Avec d’autres disciplines ?

La massothérapie peut faire partie intégrante du traitement. En effet le massage a pour but de soulager des symptômes afin d’améliorer la qualité de vie de la personne atteinte de fibromyalgie. La massothérapie peut également avoir un impact positif sur la gestion du stress, sur l’amélioration de la qualité de sommeil et sur la diminution des tensions (3).

D’autres disciplines telles que l’acupuncture et la chiropratique ont montré des effets sur la diminution de la douleur, mais de façon plus modérée. L’acupuncture jumelée à un programme d’activité physique aurait un impact plus important sur la diminution des douleurs. Et la chiropratique aurait un impact sur la diminution des douleurs chez les patients atteints de douleurs mécaniques au niveau lombaire (4).

En conclusion, la fibromyalgie est un diagnostic complexe qui se manifeste très différemment selon les personnes. Un programme de gestion des douleurs doit concevoir le patient comme acteur principal de son traitement. Dans l’approche non pharmacologique, l’activité physique est une pierre angulaire du traitement qu’elle soit de nature aérobie, aquatique ou musculaire. Le défi pour le patient se situe au niveau de l’adhérence et de la continuité de l’activité pour en ressentir ses effets. Une approche non pharmacologique devrait intégrer aussi une approche interdisciplinaire par l’ajout de la massothérapie, l’acupuncture et/ou la chiropratique.

Sources :

  1. Altan, L., et al., Effect of pilates training on people with fibromyalgia syndrome: a pilot study. Arch Phys Med Rehabil, 2009. 90 (12): p. 1983-8.
  2. Busch, A., et al., Exercise for treating fibromyalgia syndrome. Cochrane Database Syst Rev, 2002(3): p. CD003786.
  3. Fédération québéquoise des massauthérapeutes agréés. (2018) La massothérapie dans la prise en charge de la fibromyalgie. Repéré à https://www.fqm.qc.ca/la-massotherapie-dans-la-prise-en-charge-de-la-fibromyalgie/
  4. Fitzcharles, M. A., Ste-Marie, P. A., Goldenberg, D. L., Pereira, J. X., Abbey, S., Choinière, M., … & Shir, Y. (2014). Lignes directrices canadiennes 2012 pour le diagnostic et la prise en charge du syndrome de fibromyalgie.
  5. Magee, D. J., Zachazewski, J. E., Quillen, W. S., & Manske, R. C. (2015). Pathology and intervention in musculoskeletal rehabilitation(Vol. 3). Elsevier Health Sciences.
  6. Société québéquoise de la fibromyalgie. (2015) Qu’est-ce que la fibromyalgie – Société québéquoise de fibromyalgie. Repéré à https://sqf.quebec/la-fibromyalgie/
  7. Zamunér, A. R., Andrade, C. P., Arca, E. A., & Avila, M. A. (2019). Impact of water therapy on pain management in patients with fibromyalgia: current perspectives. Journal of pain research12, 1971.

Une Rentrée en Mouvement

L’équipe de la Clinique Virage Santé s’est elle aussi préparée pour la Rentrée. Voici donc des nouvelles de la part de votre équipe de thérapeutes. Ces dernières ont refait le plein d’énergie cette été et sont prêtes pour la Rentrée.

Tirage de sacs à dos au profit du Club des Petits Déjeuners

La Clinique Virage Santé poursuit la tradition de la Clinique Chiropratique aux 4 Vents, inc. avec son tirage de sacs à dos Louis Garneau en partenariat avec le Club des Petits Déjeuners. Ce concours a vu le jour il y a plus de dix ans. Chaque année, trois sacs à dos (un pour garçon, un pour fille et un pour adulte) sont tirés au sort. Les sacs à dos sont commandités par Louis Garneau et la Clinique Chiropratique aux 4 Vents, inc. Ainsi, 100% des sommes recueillies par la vente des billets de tirage vont au Club des Petits Déjeuners.

Merci infiniment à nos généreux patients!

Cette année, grâce à la générosité de nos patients, nous avons pu amasser 1662$. C’est un record! Merci infiniment à tous d’avoir participé.

Félicitations à nos heureux gagnants: Mme Nathalie Fournier, M. Robert Courchesne et Mme Perle St-Jean.

Les sacs Louis Garneau sont recommandés par les chiropraticiens car ils ont les caractéristiques de sacs ergonomiques. Tout d’abord, ils sont munis d’une ceinture de taille ajustable et d’une attache au niveau de la poitrine. Ensuite, ils ont de bonnes bretelles et un panneau dorsal rembourrés.

En parlant de sac à dos…

L’Association des Chiropraticiens du Québec vient de lancer sa campagne « Il faut ce qu’il faut… Écoute ton chiro! » Par cette campagne, l’Association des Chiropraticiens du Québec souhaite alerter les parents sur les conséquences des mauvaises postures prises par leurs enfants. Du même coup, elle souhaite leur donner des petits trucs qu’ils pourront mettre en pratique pour que leurs enfants (ou eux-mêmes…) adoptent de bonnes habitudes posturales.

Vous y trouverez de bons conseils sur toutes sortes de sujets comme le choix du sac à dos, la bonne posture lors des jeux vidéo ou l’utilisation d’une tablette, la bonne posture en classe, ainsi qu’une routine d’exercices à faire en classe. Pour suivre la campagne, abonnez-vous à notre page Facebook.

Pour la Rentrée, voici donc le vidéo sur le choix et l’ajustement du sac à dos:

StickStretching, Pilates, marche : Session d’automne

Un des aspects de la mission de la clinique est d’aider les gens à atteindre une santé optimale et leur plein potentiel à travers de saines habitudes de vie. L’exercice physique étant un aspect important de la santé, plusieurs cours ont été mis sur pied pour vous aider dans vos objectifs de santé.

Les inscriptions pour les cours de la session d’automne sont maintenant en cours.  La session débutera officiellement la semaine du 23 septembre. Voici l’horaire:

Ateliers.automne.19

Appelez-nous au 450-349-6611 ou envoyez-nous un courriel à info@cliniqueviragesante.com pour vous inscrire.

Nouveau! « Carte Voyageur »

Une « carte voyageur » a été créée pour les gens qui voudraient participer aux différents cours sans s’inscrire à toute une session. Cette carte permet de choisir des cours à la carte. Elle est valide pour 6 mois suivant la date d’achat. Son prix: 60$ pour 6h de cours

Défi « Je Bouge »

Cette année, l’équipe de la Clinique Virage Santé a décidé de s’impliquer dans sa communauté d’une nouvelle façon. L’équipe sera au rendez-vous du 5 km de marche du Défi Je Bouge le 7 septembre prochain. Venez marcher avec nous!

Il faut ce qu’il faut… Écoute ton chiro! – partie 2

Les jeux vidéo et la posture

Un autre sujet souvent abordé lors de nos consultations: la posture adéquate pour s’adonner au jeux vidéo! Voici quelques trucs pour aider les petits et les grands à ne pas s’abîmer le dos en s’adonnant à leurs jeux.